Inondations : un nouveau pic prévu en milieu de semaine

Les services de l’État alertent sur la probabilité d’assister à un nouvel épisode d’inondation en Lot-et-Garonne, un peu moins important cependant que le précédent.

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« C’est contre-intuitif, mais c’est la réalité des bassins versants… » Alors que la tempête Niels semble s’éloigner petit à petit, les choses ne sont pas encore terminées. Météo-France a beau annoncer des « averses faibles » dans les prochains jours, les cours d’eau devraient une nouvelle fois sortir de leur lit, principalement dans la vallée de la Garonne. C’est en tout cas à quoi les services de l’État se préparent. « Un nouveau pic est probablement prévu entre mercredi et jeudi. Tout ce qui se passe chez nos voisins va nous impacter », confirme le préfet Bruno André. L’épisode pyrénéen pourrait causer des dégâts supplémentaires jusqu’en Lot-et-Garonne.

Un travail mieux coordonné

En ce lundi 16 février au matin, les niveaux sont toutefois en baisse : 5,95 mètres à Agen, 9,05 m à Tonneins et 9,37 m à Marmande. Le Villeneuvois, quant à lui, « n’est plus un sujet ». En prenant du recul sur ces chiffres, le préfet estime que ces crues sont plus fortes qu’en 2021, mais un peu en deçà de celles de 1981. « Et à l’époque, il n’y avait pas encore la départementalisation du SDIS ni les plans communaux de sauvegarde. Nous avons heureusement appris de ces événements passés. Tout le travail d’entraînement réalisé ces dernières années a permis à l’État et aux collectivités d’être mieux préparés et coordonnés. Bien entendu, on peut toujours faire mieux. Et je suis sûr que l’on tirera encore des enseignements de ces retours d’expérience. »

De lourds dégâts chez les habitants et les agriculteurs

Au niveau des chiffres, la situation est la suivante : 7 500 foyers toujours privés d’électricité (les renforts nationaux d’Enedis sont toujours présents), 1 600 personnes évacuées, deux centres d’accueil toujours ouverts à Aiguillon et au Mas-d’Agenais, 27 routes fermées. Plus de 500 agents sont déployés sur le territoire. « Quand, en plus d’avoir les pieds dans l’eau, on est dans le noir sans chauffage, on vit la crise encore plus difficilement », déplore Bruno André.

Au-delà des habitants, l’agriculture est particulièrement impactée. La filière du bois a durement été touchée par la tempête. « C’est aussi très spectaculaire au niveau des serres, où il y a beaucoup de casse, avec des situations humainement terribles », s’inquiète le préfet, qui se rendra dès aujourd’hui sur des exploitations aux côtés de la Chambre d’agriculture pour mesurer l’ampleur des dégâts.

En attendant que l’état de catastrophe naturelle soit déclaré, les services de la préfecture sont déjà à pied d’œuvre, sous la supervision du secrétaire général Cédric Bouet, pour organiser au mieux l’après-crise et notamment l’afflux massif de demandes. « On ira le plus vite possible », promet Bruno André.

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