La soirée de dimanche a pris des allures de longue douche froide pour l’équipe Villeneuve C’vous. Dès le dépouillement des fameux « cent premiers » bulletins, la tendance était donnée : un Guillaume Lepers hégémonique dans tous les bureaux de vote et une gauche au coude-à-coude avec la droite patriote, loin derrière. Chaque mise à jour transmise par les assesseurs avait la même saveur un peu amère. Au final, c’est une troisième place pour Thomas Bouyssonnie et sa bande, avec 22,8% des voix. Il y a six ans, les deux listes de gauche, celles que le jeune avocat a su réunir sous une même bannière, avaient cumulé 41% des suffrages. Thomas Bouyssonnie ne s’en est pas caché : « C’est un score décevant. » Pour autant, le candidat n’a pas de regret. « On n’a pas à rougir de notre campagne. On a été sur le terrain, on a développé des idées pour le quotidien des Villeneuvois, on les a défendues… »
Un réel réservoir de voix ?
À peine passé ce premier tour douloureux, il était déjà temps de regarder devant. « On a déposé notre liste pour le second tour et on est mobilisés plus que jamais. On est convaincus que notre programme peut séduire. Une partie de l’équipe épluche les feuilles d’émargement pour que l’on puisse partir à la conquête des abstentionnistes. Près d’un Villeneuvois sur deux (ndlr, 46,9%) ne s’est pas déplacé dans les bureaux de vote, c’est énorme. On sait que l’abstention profite souvent au sortant. Quant au RN, il bénéficie d’un électorat toujours mobilisé. On a donc un réservoir de voix important de ce côté-là. Peut-être aussi chez les sympathisants de Stéphane Boukhari que plusieurs observateurs ont classé à gauche », détaille Thomas Bouyssonnie.
L’enjeu de la représentation
L’enjeu de l’inversion de dynamique est multiple. Derrière un Guillaume Lepers que personne n’imagine être détrôné, il y a des sièges d’opposition à se départager. Chaque camp va ainsi ferrailler pour obtenir la meilleure représentation possible dans l’hémicycle. Pour rappel, le vainqueur repartira avec une prime majoritaire de 18 sièges, tandis que la seconde moitié se joue à la proportionnelle. En cas de scores très proches, comme ce fut le cas au premier tour entre les listes Gary et Bouyssonnie, la meilleure moyenne l’emporte. Finir deuxième, même d’une seule voix, peut donc avoir son importance. « Il faut envoyer un signal symbolique. La gauche doit se montrer la plus forte possible face à la montée des eaux de la droite et de l’extrême droite. On doit faire exister nos valeurs, nos convictions et nos propositions pour défendre les intérêts des Villeneuvois », assure Thomas Bouyssonnie.







Laisser un commentaire