Olivier Grima, nouveau président de l’Agglomération d’Agen : « Je suis dans un esprit de rassemblement »

Le nouveau président de l'Agglomération d'Agen se confie au lendemain de sa victoire face à Laurent Bruneau, récemment élu maire de la ville-centre.

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Quidam l’Actu : Comment avez-vous vécu le moment où les résultats sont tombés, vous donnant une majorité ? 

Olivier Grima : J’avais une petite idée du résultat car c’est le fruit de mes discussions avec tous les maires rencontrés ces derniers jours. Néanmoins, c’était un vote à bulletin secret donc je suis resté prudent jusqu’au bout.

Quidam l’Actu : Avec 43 voix sur 85 sièges, vous avez obtenu une majorité absolue. À quel point était-ce important ?

Olivier Grima : C’était très important d’avoir cette majorité dès le premier tour face aux deux autres candidatures. Cela me donne la légitimité que j’espérais avoir pour mettre en œuvre le projet que je défends.

Quidam l’Actu : Comment s’est passé votre entretien avec Laurent Bruneau lors de l’interruption de séance, aboutissant sur la nomination de ce dernier comme 4ème vice-président ?

Olivier Grima : Tout s’est fait très naturellement. Selon moi, c’est important que le maire d’Agen puisse être présent dans l’exécutif. Lui proposer une vice-présidence était une manière de lui tendre la main. Le fait qu’il soit en charge de la cohésion sociale et de la politique de la Ville faisait sens puisqu’Agen abrite les trois quartiers prioritaires (ndlr, Montanou, le Pin et Barleté-Rodrigues). 

Quidam l’Actu : Au-delà du cas agenais, la composition du bureau des vice-présidents met de côté un certain nombre de communes importantes de la première couronne au profit de plus petits villages. Cela dénote par rapport au mandat précédent. Comment l’expliquez-vous ? 

Olivier Grima : Il ne vous aura pas échappé qu’entre 2020 et 2026, notre Agglomération a connu un changement important avec l’intégration des communes de l’ancienne PAPS. Cela modifie un peu les équilibres en faveur de la ruralité. Désormais, on a trois quarts de communes sous les 2000 habitants. Il fallait une représentation plus équitable. Et puis il fallait faire des choix, car il n’y a que quinze vice-présidences.

Quidam l’Actu : L’Est-Agenais reste malgré tout assez peu représenté…

Olivier Grima : Il ne sera pas pour autant oublié ou laissé de côté. La gouvernance que je mets en place, j’ai voulu l’asseoir sur l’adhésion au projet que j’ai présenté aux élus, de manière à être plus efficace.

Quidam l’Actu : Après cette campagne finalement très politique, comment abordez-vous la suite ? 

Olivier Grima : Je veux ramener de la sérénité. Je suis dans un esprit de rassemblement. Je tiens à ce que l’on puisse se réunir de manière constructive pour faire vivre cette belle Agglomération, porter des grands projets, investir… Chacun doit pouvoir trouver sa place au plus vite.

Quidam l’Actu : Quels seront vos premiers chantiers ?

Olivier Grima : Le budget ! On va lancer très rapidement le débat d’orientations budgétaires en bureau puis en conseil avant de passer au vote du BP. Après cette première grosse séquence, il sera temps de passer au PLUi et bien sûr de travailler sur nos axes prioritaires. Les deux piliers de ma vision pour l’Agglo sont, d’un côté le développement économique, l’attractivité du territoire, la création d’emplois et, de l’autre, un soutien très appuyé aux communes pour les accompagner dans leurs projets. 

Quidam l’Actu : Vous attendez-vous à être un peu chahuté pendant cette séquence du budget ? La santé financière de l’Agglo a fait débat pendant la campagne…

Olivier Grima : La situation financière est saine. Nous avons une très bonne marge brute. Il y a certes des investissements lourds qui ont pesé sur la dette, notamment le pont et le barreau de Camélat, mais ils seront vite résorbés. Ce n’est pas du tout préoccupant. Et oui, nous pourrons continuer à investir. Il y aura forcément débat, c’est la démocratie, mais je ne m’attends à rien de particulier.

Quidam l’Actu : L’autre point très sensible de la campagne fut cette question de la mutualisation et de la difficulté à la défaire dans le cas où le maire d’Agen n’est pas président. Comment allez-vous gérer cela ? 

Olivier Grima : Dès l’instant où je me suis porté candidat, j’ai expliqué que cet argument ne tenait pas. Plusieurs choses ont été mélangées. Déjà, les deux entités n’ont jamais « fusionné », c’est un abus de langage. Elles restent bien distinctes. D’autre part, j’insiste sur mon souhait de voir l’administration commune continuer à fonctionner de manière mutualisée. Cela n’empêchera en aucun cas Laurent Bruneau d’administrer sa ville librement. L’ensemble des services, je dis bien l’ensemble, peut rester dans sa forme mutualisée, à l’exception bien sûr du cabinet du maire. Cela marche très bien, il y a de l’efficacité et les agents y trouvent leur compte. Tout dépendra de la bonne volonté que nous y mettrons, Laurent Bruneau et moi-même. 

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