Le banquet géant du Canon français arrive à Agen et devrait réunir 2500 personnes

Le concept très festif imaginé par Géraud de la Tour et Pierre-Alexandre de Boisse revient en Lot-et-Garonne au parc des expositions le samedi 14 mars.

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En l’espace de quelques années, ce qui était un rendez-vous entre copains est devenu un véritable phénomène national. Le Canon français cumule près de 900 000 followers (en regroupant Instagram, TikTok et Facebook) et fait surtout le plein partout où il passe. Ce sera le cas à Agen, samedi 14 mars. Plus de 2000 réservations ont déjà été enregistrées, pour une jauge limitée à environ 2500 personnes. Les participants viennent bien sûr du Lot-et-Garonne mais également des départements limitrophes et même de Bordeaux ou Toulouse. Pour accueillir tout ce monde, il fallait un lieu affichant une capacité à la hauteur de l’enjeu : le parc des expositions. Ce n’est pas la première fois que le Canon français installe ses tablées en Lot-et-Garonne. En juillet 2023, il avait investi le Château de Born du côté de Villeréal. « Je me souviens, c’était peut-être notre quatrième ou cinquième évènement. Il y avait 360 convives et c’était déjà beaucoup pour nous à ce moment-là. On est vraiment très heureux de pouvoir revenir dans ce département », se réjouit Géraud de la Tour, co-fondateur avec Pierre-Alexandre de Boisse. Le contraste d’affluence entre les deux dates à moins de trois ans d’intervalle témoigne de la croissance exponentielle de la petite structure qui compte aujourd’hui cinq collaborateurs en plus des deux associés.

Charcuterie, fromage et agneau confit 

Le concept est vieux comme le monde : un banquet festif où la ripaille de terroir côtoie la musique et la danse. Partis de leur Touraine natale, Géraud et Pierre-Alexandre se voient comme des rassembleurs et des créateurs de lien social, réunissant à table des inconnus partageant des valeurs communes. « Notre inspiration navigue quelque part entre les fêtes de village, les férias du Sud-Ouest et l’Oktoberfest. On ne prétend pas être l’une d’elles ni les remplacer, au contraire. On essaie simplement de proposer notre version, dans un format qui nous plaît », assume Géraud. À chaque rendez-vous, la manifestation suit la même trame et reproduit son ambiance signature. Des plateaux de victuailles à partager, un plat chaud, un dessert… le tout agrémenté par des allées et venues sur la piste de danse. Néanmoins, les organisateurs tiennent à ajouter quelques spécificités locales. « Notre vocation est d’aller dans toutes les régions, à la découverte des différents terroirs que l’on veut mettre d’une façon ou une autre à l’honneur. Pour rappel, à nos débuts, l’objectif était d’aider un ami vigneron », explique Géraud, attentif à faire travailler des artisans locaux. Pour cette édition agenaise, en plus de la charcuterie et du fromage, l’entrée verra des cœurs de canard être servis avant un savoureux agneau du Quercy, confit pendant 7 heures au miel et au thym. « On va aussi amener une petite touche de pruneau », sourit le co-fondateur. La logistique d’un tel évènement est impressionnante. Près d’une centaine de personnes seront mobilisées pour servir « chaud » toutes les tables en maintenant un bon rythme. « On commence à avoir l’habitude mais ça reste à chaque fois un défi. On parle quand même de plus de 2000 personnes », admet-il.

Une communauté des « Canonniers » grandissante

L’engouement généré par cette remise en valeur du terroir n’est pas sans rappeler un autre phénomène, made in 47 : Gueuleton. « On se connaît et on s’apprécie. C’est certain que l’on partage certaines valeurs. Mais notre job, c’est vraiment l’évènementiel. On met autant d’énergie dans le menu que dans la fête », souligne Géraud. Le merchandising, à base de bérets en laine et autres bretelles, prend également de l’ampleur. S’agit-il d’un renouveau sociétal pour les traditions anciennes ? L’intéressé ne se prononce pas : « Je ne sais pas si quelque chose s’était perdu ou si cela a toujours été là. Ce dont on est sûr en revanche, c’est que les jeunes générations dont on fait partie sont passionnées par leur région et ses produits. On peut le voir avec le succès des fêtes populaires un peu partout en France. » Quoi qu’il en soit, la communauté auto-baptisée des « Canonniers » n’en finit plus de grandir, malgré quelques polémiques. L’entrée au capital de l’homme d’affaires et milliardaire controversé Pierre-Édouard Stérin via ses fonds d’investissement est décriée par ses détracteurs, qui perçoivent la démarche du Canon français comme une forme de propagande d’une certaine idéologie politique patriotique. Ce que contestent fermement les associés.

Infos //

Banquet du Canon français

Samedi 14 mars de 12h à 17h au parc des expositions d’Agen

L’entrée payante (79,99€) donne accès à l’ensemble de l’évènement : repas complet, dégustation de vin et de bière, animations.

Réservations sur www.billetweb.fr

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