Politique : après les municipales, la tension reste palpable à Pujols

Pierre Silva, candidat vaincu, et son épouse ont été pris à partie le soir du deuxième tour. La police s'est rendue sur place, une main courante a été déposée et le maire Yvon Ventadoux se voit reprocher son attitude.

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« Le temps des élections est terminé », réagissait instantanément Yvon Ventadoux après sa réélection pour un troisième mandat à la mairie de Pujols. Son concurrent malheureux, Pierre Silva, ne voit pas tout à fait les choses du même œil. Le candidat a vécu une soirée de second tour compliquée mais pas à cause du résultat. « Je prends acte du choix des Pujolais et j’ai adressé mes félicitations républicaines au maire », indique-t-il. Alors où le bât blesse ? « Lorsqu’il y a eu la proclamation des résultats, à l’accueil de la mairie, une personne soutenant Yvon Ventadoux a crié « Est-ce qu’on a gagné ? ». Quelques instants plus tard, alors que je me préparais à sortir, cette même personne est venue à ma rencontre pour me serrer la main de manière virulente pour ne pas dire violente et s’est montrée irrespectueuse. J’ai donc refusé et il m’a bloqué avec son buste pour m’intimider et proférer des menaces. Mais le plus grave, c’est qu’il a fait la même chose avec mon épouse. Ça, je ne pouvais pas le laisser passer », détaille Pierre Silva. Ce dernier a donc appelé le 17. Selon lui, les policiers se sont déplacés et ont identifié l’individu dans l’une des salles de la commune où la majorité célébrait sa victoire. Une main courante a été déposée « pour protéger [sa] famille ».

« Il n’est pas intervenu »

Si cet incident ne peut être imputé au premier édile, son attitude scandalise toutefois Pierre Silva : « Tout s’est passé sous ses yeux. Il n’est absolument pas intervenu. Il n’a par la suite montré aucun signe de compassion, ne serait-ce que par message. Ce silence signifie pour moi qu’il ne condamne pas ces actes. C’est la première fois que je vois un tel comportement envers une liste ou un élu. Ce n’est pas tolérable. Je ne crois même pas que ce soit du mépris à mon égard, simplement une absence d’empathie de la part d’un médecin qui se dit humaniste. » Le leader de l’opposition municipale déplore plus largement un climat « délétère » tout au long de la campagne : « Lui et certains de ses soutiens m’ont calomnié en affirmant que je n’avais pas été adjoint dans mon village en Normandie avant d’être à Pujols, et ce malgré les preuves que j’apporte. Ils m’ont empêché de poser toutes mes questions en réunion publique… » Après l’affaire de l’affichage de mauvais goût contre Lionel Ozanne, la tension ne redescend pas dans le village qui se veut être « l’un des plus beaux de France ». Les divergences, très prononcées, sur le programme comme sur la méthode (projets photovoltaïques, positionnement au sein de la CAGV notamment) n’iront pas dans le sens de l’apaisement, du moins à court terme. Deux anciens colistiers qui se déchirent chaque jour un peu plus, cela n’augure rien de bon pour le mandat qui commence.

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