Des centaines cartes postales pour la ministre de la Santé : la drôle d’initiative des maires pour être entendus

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Réunis en congrès vendredi 18 septembre, les maires du Lot-et-Garonne ont lancé une action pour le moins originale afin d’obtenir des mesures gouvernementales fortes sur le sujet de la santé.

Rien de tel qu’une carte postale pour donner de ses nouvelles. Afin de se rappeler au bon souvenir de Stéphanie Rist, actuelle locataire du ministère de la Santé, les maires du Lot-et-Garonne ont eu l’idée de lui adresser un petit mot. Ici, point de récit de vacances ni de joli paysage. Sur ce rectangle de papier cartonné d’environ 10 x 15 centimètres, un message pas vraiment complaisant. « Même République, même droit aux soins. La santé ne doit pas dépendre de l’endroit où l’on habite. » À cette introduction, la missive ajoute : « Madame la Ministre, nous refusons une médecine à deux vitesses. Aujourd’hui, en milieu rural, se faire soigner devient toujours plus difficile, souvent plus loin et parfois trop tard. Nous vous demandons des mesures nationales fortes pour garantir l’accès aux soins pour tous les Français où qu’ils habitent, en libéral ou dans nos hôpitaux. La santé n’a pas de code postal ! » La tradition du format est respectée : à droite du texte figurent le nom et l’adresse de la destinataire.

Une méthode de moins en moins douce

On connaissait le modèle du courrier aux nombreux signataires. Ce n’est pas le cas ici. La carte postale préremplie et floquée du sceau de l’Association des maires (ADM 47) est individuelle. Cela signifie que Stéphanie Rist sera susceptible de recevoir des centaines de copies directement dans sa boîte aux lettres. Objectif : faire en sorte que le message ne puisse être ignoré. Le président de l’ADM 47, Guillaume Lepers, se dit également prêt à lui remettre en personne « si elle daigne répondre à [ses] demandes de rendez-vous ». La méthode douce se durcit progressivement. Il faut dire que le contexte local se durcit lui aussi. Comme évoqué dans ces mêmes colonnes précédemment, les fermetures temporaires des services d’urgences se multiplient semaine après semaine et l’annonce du nombre de docteurs juniors en milieu hospitalier fait grincer des dents.

« Une question de vie ou de mort » 

« Chez nous, c’est désormais une question de vie ou de mort », crie Guillaume Lepers, refusant avec ses homologues élus qu’on lui parle de « gestion comptable ou d’organisation de plannings ». Localement, le sujet ne semble pas faire débat. De là à obtenir des solutions concrètes et rapides…

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