Un village gourmand prêt à régaler tout le monde

Centre névralgique de la convivialité, le village gourmand de cette édition 2021 se veut plus étoffé que jamais, faisant la part belle aux professionnels du territoire. Petit tour d’horizon des artisans dévoués à régaler le public.

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Aurélie Doumenc et ses délices de Nuage Sucré //

Sur l’Agenais, impossible de passer à côté des gourmandises concoctées par Aurélie Doumenc à travers son enseigne Nuage Sucré. La talentueuse pâtissière, qui a entre autres travaillé avec le champion du monde de pâtisserie Christophe Michalak, a parcouru le globe pendant quelques années, avant de rentrer en terre agenaise il y a six ans. Elle touche alors son rêve du bout des doigts en se lançant à son compte, pour proposer ses recettes modernes et goûteuses aux professionnels comme aux particuliers grâce à un service de traiteur sucré et salé artisanal. Aurélie distribue ses gâteaux dans des épiceries fines et restaurants, en plus de réaliser des prestations pour d’importantes entreprises telles que le Crédit Agricole, Prévifrance ou encore l’Agglomération d’Agen. Et pour compléter son offre, une boutique Nuage Sucré a ouvert ses portes en avril dernier à Colayrac-Saint-Cirq, en dessous du laboratoire où sont confectionnées toutes les créations. Cette ouverture permet d’avoir un espace de vente directe et un accueil dédié pour la prise de commandes. « La bonne nouvelle c’est que je gagne en productivité en me libérant du temps sur la prise de commandes, qui sont désormais assurées par notre responsable de boutique, Fabienne », assure Aurélie Doumenc. Dans son nouvel écrin, cette dernière se réjouit de pouvoir laisser libre court à sa créativité et élaborer des produits qui collent à 100% à l’identité de son enseigne. Et le tout évolue évidemment régulièrement pour proposer des nouveautés aux clients. Tous les matins, les viennoiseries sont très appréciées pour commencer la journée du bon pied. On retrouve également des pâtisseries individuelles, la fameuse brioche crémentaise au crémant d’Alsace, le kouign-amann revisité et même des glaces et biscuits sucrés. Ses spécialités seront à retrouver tous les jours de la foire, pour terminer le repas sur une touche sucrée.

Les burgers locaux et faits maison du Hyp’s Truck //

En fin d’année dernière, les Agenais faisaient un bond dans le passé en découvrant sur les routes un mythique HY de chez Citroën. Au volant, Maxime Carabignac et son acolyte Mohamed Djemaï, qui, avec tous deux l’envie de changer de vie, ont décidé de faire de ce véhicule un food-truck vintage. Son nom : le Hyp’s Truck, petit clin d’oeil au modèle… Pour la petite anecdote, ils sont allés chercher cette camionnette à plus de 800 km de chez eux, nécessitant un trajet de 24h aller-retour. Preuve que le coup de cœur était unanime ! Après un petit coup de neuf, et l’aménagement intérieur réalisé, la machine est lancée. Et le charme de l’ancien a rapidement opéré… Forts de leur succès, les deux compères se déplacent dans l’agglomération et même dans le Gers, pour proposer leur cuisine sur le pouce. Leurs maître-mots, « du local et du fait-maison ». A la carte, plusieurs burgers gourmets accompagnés de leurs frites maison pour régaler les gourmands. Ils se fournissent notamment à la boulangerie agenaise ‘De blés en blés’, située au sud d’Agen, pour leur pain burger. Leurs recettes emblématiques : l’Aquitain et sa tome en provenance de la région, le comté et le chèvre, en plus d’un burger végétarien à base d’une galette de lentilles faite maison et d’un des trois fromages au choix, seront à retrouver tous les jours de la foire, midi et soir. La foire, justement, sera le plus gros événement auquel Mohamed et Maxime participeront depuis le lancement de leur activité, un défi que tous deux ont hâte de relever pour mettre en avant le terroir local.

Sébastien Travers et son Café bonne heure //

La foire d’Agen, Sébastien Travers la connaît bien. Voilà quatre ans qu’il y pose ses valises, toujours avec le même plaisir de retrouver une ambiance conviviale, avec son Café Bonne Heure, installé dans une caravane des années 70 rénovée. « Je me suis lancé en 2018 avec l’objectif de faire découvrir le café aux gens qui n’ont pas l’habitude d’en boire, et surprendre les amateurs avec des goûts qui sortent de l’ordinaire », explique le principal intéressé. Toute l’année, il foule les marchés et festivals locaux, et par tous les temps ! « Je sors quatre fois par semaine, et le double en été avec les marchés nocturnes. » Il répond aussi aux sollicitations pour des évènements privés et professionnels au besoin, afin de développer son activité. Au départ simplement revendeur, il a récemment passé un cap en acquérant un torréfacteur pour lancer son propre café. Désormais, il vend uniquement les gammes qu’il produit lui-même. Pour l’instant, six origines sont à retrouver, entre Colombie, Pérou, Ethiopie, Cameroun, Kénya et Brésil. L’objectif est d’atteindre les dix d’ici la fin de l’année. Pour pousser l’expérience, Sébastien a aussi créé un espace de dégustation à son domicile de Francescas, dans un esprit viking. « La décoration en bois se mêle aux tentures et au bar inspiré d’un drakkar. Et pour couronner le tout, le café est servi dans des cornes », souligne-t-il. Toute une ambiance qui sera à retrouver à la foire, et ne soyez pas surpris, le gérant sera aussi déguisé durant ces cinq jours pour une immersion totale ! Durant l’évènement, la production s’exportera aussi au Parc des expositions, l’occasion d’observer en direct la torréfaction et découvrir différentes senteurs. Mais ce n’est pas tout. « En partenariat avec la brasserie du Vaillant Fourquet, je proposerai aussi de la bière blonde traditionnelle et IPA bio », ajoute Sébastien, impatient à l’idée de retrouver les visiteurs.

M&Moi : Maxime Lalbat délocalise son bar //

Au carrefour de la place des Laitiers, du marché couvert et de la rue Montesquieu, le ­M&Moi fait partie des adresses incontournables de la vie festive agenaise. Tenu de main de maître par Maxime Lalbat, cet établissement va quitter le cœur de ville quelques jours au profit de la périphérie et du centre de congrès pour participer à la Foire d’Agen. Pour l’occasion, le gérant met de côté la brasserie et les tapas pour se concentrer sur les boissons.

« On sera là dès l’ouverture pour le café et jusqu’à la fermeture avec le bar », prévient Maxime. Des « soft » à toutes les heures de la journée et un assortiment de bières à la pression et de vins pour prolonger les moments de partage, telle est la recette que compte appliquer sur la Foire ce gardien de la convivialité avec son équipe. « On se voit comme un lieu de transition avant/après les repas et pour les pauses entre les visites de stands », décrit Maxime.

Réputé pour son ambiance, ce M&Moi délocalisé promet déjà d’être un spot très prisé…

Fabrice et Benoît Biasiolo avec Un traiteur en Gascogne et Le bœuf au galop //

Les frères Biasiolo, très connus sur l’Agenais dans le milieu gastronomique, seront présents à la foire d’Agen pour participer à faire vivre un pôle restauration très prometteur. Tous deux ont déjà participé à la manifestation il y a une décennie et sont ravis de faire leur retour en 2021, pour relancer leur activité comme il se doit après une année compliquée pour le secteur. Après avoir tenu ensemble le restaurant gastronomique Une auberge en Gascogne, qui a permis à Fabrice d’accéder à la récompense suprême avec l’obtention d’une étoile au Guide Michelin, ils se sont lancés dans de nouvelles aventures. Tout d’abord en créant Un traiteur en Gascogne en 2005, service de traiteur pour les professionnels et particuliers avec la volonté de répondre à tout type d’évènement. Et le succès ne tarde pas à arriver, les amenant même à se déplacer jusqu’à Paris quelques fois, grâce à une offre centrée autour d’une cuisine locale et gourmande, à base de produits frais. Fabrice a aussi créé la marque Touch’ de Chef, à travers laquelle il commercialise des sauces et condiments à destination des professionnels de la restauration et ouvert la boutique Green chef où des plats frais et de saison sont disponibles quotidiennement à la vente sur place ou à emporter. Plus récemment, en 2018, Le bœuf au galop a ouvert ses portes du côté de l’hippodrome, géré par Benoît. L’établissement propose une offre originale, avec des formules à volonté midi et soir. Sur la foire, on retrouvera les plats emblématiques des deux enseignes. Pour la partie traiteur, les copeaux de foie gras viendront ouvrir l’appétit, avant d’entamer le plat de résistance. Au choix, encornets en persillade à la plancha ou cochon au tournebroche accompagné de pommes de terre écrasées aux herbes. Le bœuf au galop proposera ses plats phares, à l’instar de la pièce « secrète » de bœuf à la plancha sauce BIF, des aiguillettes de poulet croustillantes et des gambas sauvages en persillade, le tout servi avec des frites fraîches maison.

Via Popina, le bistrot-mobile de Jerry Benech //

Après avoir rendu les clés de l’Endroit Bar, Jerry Benech prévoyait de quitter l’Hexagone… avant de se raviser. Et c’est tout l’Agenais qui s’en réjouit. Surtout au vu de son alléchant nouveau projet : un bistrot-mobile. « En fait, c’est une idée qui remonte à plus de dix ans, avant même l’Endroit. Et avec le Covid, je ne me revoyais pas reprendre une affaire dans des murs », confie l’intéressé. En feuilletant un magazine, Jerry a eu l’idée de transformer un van à chevaux en établissement itinérant, avec l’aide d’un constructeur spécialisé en Dordogne. L’engin ainsi équipé fait désormais le tour du Sud-Ouest pour égayer toute sorte d’évènements privés et désormais publics avec la Foire d’Agen en galop d’essai.

Pour sa carte, l’ex-boxeur devenu entrepreneur a choisi de faire « simple et efficace ». Le concept, très orienté dégustation, associe des huîtres, de la charcuterie, du fromage, du vin et du champagne. « Je limite volontairement les propositions pour me concentrer sur des produits de qualités », explique Jerry, qui s’avère être l’un des seuls de la région à avoir choisi ce créneau pour son food-truck. Les anciens habitués de l’Endroit Bar reconnaîtront quant à eux la tradition qui animait les dimanches midis sous les cornières.

Ce joli clin d’œil en cache d’autres, Chef Benech n’étant pas avare d’anecdotes et autres petites histoires. Le nom du bistrot, Via Popina, est tiré du latin, « via » signifiant voie ou route tandis que « popina » désignait une taverne au temps de la Rome antique. Mais ce n’est pas tout. Les plus observateurs remarqueront un millésime dissimulé dans le logo : 1866. « C’est l’année où le food-truck a été inventé par Charles Goodnight au sortir de la guerre de Sécession. Mais c’est aussi le moment où le bateau Le Morlaisien a lâché sa cargaison d’huîtres portugaises au nord de l’estuaire de la Gironde, faisant de Marennes-Oléron le parc que nous connaissons aujourd’hui », raconte Jerry, toujours aussi à l’aise derrière le comptoir. En plus de ravir les papilles, les moments passés à ses côtés demeurent uniques.

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