Marie Blachère : une troisième ouverture qui ne passe pas 

Les commerçants de l’avenue de Fumel sont résignés mais pas abattus alors qu’une troisième enseigne Marie Blachère va ouvrir ses portes au printemps prochain à Villeneuve-sur-Lot, accompagnée de Mangeons frais.

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C’est une sacrée concurrence que les commerces alimentaires de l’avenue de Fumel vont subir dans quelques mois. Une enseigne Marie Blachère va en effet ouvrir ses portes sur l’ancien site des établissements Delpeuch, ce sera la troisième du nom pour Villeneuve-sur-Lot. Une implantation qui peut étonner car on peut retrouver, à peine 1 kilomètre à l’est, une autre boutique du groupe, au niveau de la ZAC de Parasol. L’incompréhension est grande pour la boulangerie et la boucherie qui, à une centaine de mètres de ce nouveau magasin, vont subir de plein fouet cette concurrence. « Nous sommes montés au créneau car c’est inadmissible qu’on nous rajoute un troisième magasin, à quelques mètres de chez nous, s’insurge Eric Jayant, le boucher. Nous allons prendre une gifle mais cela va aussi se répercuter sur le centre-ville. » Quelque peu désabusé face à la situation, le commerçant, qui voit les travaux avancer de jour en jour, mène de son côté un certain travail de propagande auprès de sa clientèle. « Les clients ne comprennent pas cette installation, confesse-t-il. Alors, nous allons nous battre avec nos armes et espérer que les gens se rendent compte que la qualité des produits n’est absolument pas la même que chez nous. » 

La crainte de voir l’avenue « se transformer comme la route de Bordeaux »

Ces deux boutiques peuvent heureusement s’appuyer sur une clientèle régulière et fidèle dont le chemin passe d’abord par la boucherie avant d’aller chercher sa baguette chez la voisine, la boulangerie des Fontanelles. Un acte presque militant, pour ceux que nous avons rencontrés, à l’heure de promouvoir le « consommer local. » Pour Eric Jayant, l’inquiétude reste grande : « La boulangerie risque d’être plus impactée car c’est une concurrence directe pour elle. Malheureusement, si le parking se vide, cela va m’impacter aussi car nos activités sont complémentaires. » L’idée de résister fait donc sens, un combat dans lequel le boucher aurait aimé plus de soutien. « Nous avons eu un rendez-vous en mairie mais on nous a dit qu’ils étaient, soit disant, au courant de rien et qu’ils ne pouvaient rien faire pour empêcher ce type d’implantation sur notre route comme celle d’Agen ou d’Eysses, alors qu’à Bias, c’est l’inverse, se désole-t-il. Je crains que nous soyons partis pour voir cet axe transformé comme la route de Bordeaux. » Un axe aux allures de terre hostile pour Marie Blachère et Mangeons Frais à qui on ne déroulera pas le tapis rouge pour leur ouverture au printemps prochain.

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