Inondations : l’état de catastrophe naturelle reconnu pour 63 communes du Lot-et-Garonne

Après des crues d’une ampleur exceptionnelle ces dernières semaines, l’État valide la procédure de catastrophe naturelle. Une étape décisive pour l’indemnisation des sinistrés du département.

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La décrue est amorcée depuis plusieurs jours, mais les stigmates restent visibles dans de nombreux foyers lot-et-garonnais. Boue séchée sur les murs, mobilier endommagé, exploitations agricoles fragilisées… Les conséquences des crues de février sont encore bien présentes. Publié au Journal Officiel le 25 février, l’arrêté interministériel du 24 février 2026 vient acter la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour une large partie du territoire français touché entre le 9 et le 24 février. Au total, plus de 300 communes sont concernées dans l’Hexagone.

Fondée sur des critères météorologiques précis

Cette reconnaissance n’est pas automatique. Elle repose sur l’analyse technique des services de l’État, qui ont constaté une « intensité anormale de l’agent naturel ». Concrètement, les cumuls de précipitations et les débits des cours d’eau ont atteint des niveaux correspondant à une période de retour d’au moins dix ans, un seuil qui traduit le caractère exceptionnel du phénomène.

Dans le Lot-et-Garonne, 63 communes bénéficient de cette mesure. Parmi elles figurent notamment Agen, Marmande, Tonneins, Nérac, Villeneuve-sur-Lot ou encore Port-Sainte-Marie. Des secteurs urbains comme ruraux ont été frappés, en particulier le long de la Garonne et du Lot, où les débordements ont été les plus marqués. Pour les habitants et les chefs d’entreprise sinistrés, cette publication représente l’activation de la garantie “catastrophes naturelles” prévue dans les contrats d’assurance dommages. Les biens assurés pourront ainsi faire l’objet d’une indemnisation pour les dégâts matériels directs subis.

Au plus fort des intempéries, plusieurs axes routiers avaient été coupés et des évacuations préventives organisées. Les exploitations agricoles, déjà fragilisées par un hiver instable, ont subi d’importantes pertes. Dans certaines communes riveraines, le niveau des eaux a dépassé les repères des dernières grandes crues. La reconnaissance officielle ouvre désormais un délai réglementaire pour déclarer les sinistres auprès des assureurs. Les assurés disposent d’un temps limité de 30 jours après la publication de l’arrêté pour effectuer leurs démarches. Les mairies, elles, restent mobilisées pour accompagner les administrés dans leurs procédures.

Les 63 communes concernées //

Agen, Aiguillon, Bazens, Bias, Boé, Bourran, Bruch, Buzet-sur-Baïse, Calonges, Casseneuil, Castelmoron-sur-Lot, Caudecoste, Caumont-sur-Garonne, Clairac, Clermont-Dessous, Colayrac-Saint-Cirq, Couthures-sur-Garonne, Damazan, Fauguerolles, Fauillet, Feugarolles, Fourques-sur-Garonne, Gaujac, Jusix, Lafox, Lagruère, Lavardac, Layrac, Longueville, Marcellus, Marmande, Le Mas-d’Agenais, Meilhan-sur-Garonne, Mézin, Monheurt, Montayral, Montesquieu, Montpouillan, Nérac, Le Passage, Pinel-Hauterive, Port-Sainte-Marie, Puch-d’Agenais, Saint-Georges, Saint-Hilaire-de-Lusignan, Saint-Laurent, Saint-Léger, Saint-Nicolas-de-la-Balerme, Saint-Pardoux-du-Breuil, Saint-Romain-le-Noble, Saint-Vite, Sainte-Bazeille, Sainte-Colombe-en-Bruilhois, Sénestis, Sérignac-sur-Garonne, Taillebourg, Thouars-sur-Garonne, Tonneins, Trémons, Trentels, Vianne, Villeton et Villeneuve-sur-Lot.

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