Municipales à Agen : après un premier tour serré, chaque candidat lance son message aux électeurs

Arrivé en tête du premier tour des municipales avec 34,5 % des voix, Laurent Bruneau devance de peu le maire sortant Jean Dionis et le candidat de l’union des droites Sébastien Delbosq. Dans un scrutin très ouvert, chacun appelle désormais à la mobilisation avant le second tour.

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Le premier tour des élections municipales à Agen a livré un verdict serré dimanche soir. Laurent Bruneau, à la tête de la liste d’union de la gauche Vivement Agen, est arrivé en tête avec 34,5 % des suffrages (3 313 voix). Il devance de peu le maire sortant Jean Dionis, candidat d’Agen au cœur, qui recueille 32,26 % (3 098 voix). Derrière eux, Sébastien Delbosq, représentant de l’union des droites, réalise une percée avec 30,55 % (2 934 voix). Dans un contexte marqué par une participation relativement faible (52,91 %), moins de 400 voix séparent les trois candidats. Autant dire que la partie reste entièrement ouverte pour le second tour, qui s’annonce comme une triangulaire très disputée. Hier soir, chacun des candidats a livré son analyse et tenté d’adresser un message clair aux électeurs avant le rendez-vous décisif.

Laurent Bruneau veut prolonger « la dynamique du printemps agenais »

Après 20h, lorsque Laurent Bruneau franchit la porte de sa permanence sous les applaudissements de ses soutiens, l’ambiance est déjà électrique. « On va gagner ! », scandent ses colistiers. Le candidat de gauche se félicite d’un résultat qu’il qualifie d’« historique ». Pour lui, ce premier tour récompense « une campagne de terrain et un projet pour la ville » qui ont su convaincre les Agenais. « Le printemps agenais, c’est nous », lance-t-il devant ses partisans, reprenant l’un des slogans de sa campagne. Selon lui, ce score traduit une dynamique qu’il entend amplifier dans l’entre-deux-tours. Le chef de file de Vivement Agen insiste toutefois sur la prudence : rien n’est joué. Il appelle donc à maintenir la mobilisation, notamment auprès des nombreux abstentionnistes. « Beaucoup d’électeurs ne se sont pas déplacés. Dimanche prochain, chacun devra prendre ses responsabilités pour décider de l’avenir de la ville. »

Jean Dionis appelle à un « sursaut »

Pour le maire sortant, la soirée a un goût plus amer. Deuxième avec un peu plus de 32 %, Jean Dionis reconnaît que le résultat est en-deçà de ses attentes. « Nous pensions arriver en tête pour aborder le second tour plus sereinement. La lutte sera rude », concède-t-il devant ses soutiens. L’élu centriste voit dans cette situation un double signal : une abstention importante et une partie de son électorat qui s’est tournée vers l’union des droites. « Le message a été entendu », assure-t-il. Sa stratégie est désormais claire : remobiliser les abstentionnistes et convaincre ceux qui ont choisi un autre bulletin de revenir vers son projet. Il promet notamment de renforcer l’action municipale sur des thèmes comme la sécurité, l’autorité et la qualité de vie en centre-ville. « Il faut un sursaut dimanche prochain, un rassemblement large de celles et ceux qui refusent de voir Agen entrer dans une zone de turbulences », affirme-t-il. Le maire sortant n’a non plus hésité à demander à ses soutiens de « dramatiser la situation en cours », dans le cas où les listes de Laurent Bruneau ou Sébastien Delbosq venait à glaner la mairie le 22 mars.

Sébastien Delbosq voit « l’espoir d’une alternance »

Troisième mais très proche de ses adversaires, Sébastien Delbosq savoure pour sa part un score qu’il juge « très encourageant ». Dans son QG de campagne, où une quarantaine de militants suivent les résultats bureau par bureau, le candidat affiche un discours combatif. « Tout se joue dans un mouchoir de poche. Rien n’est figé », insiste-t-il. Avec plus de 30 % des suffrages, il estime que les Agenais ont envoyé un message clair : « Une grande partie d’entre eux souhaite tourner la page de dix-huit ans de gestion centriste. » Le candidat de l’union des droites appelle désormais les électeurs de droite à se rassembler derrière sa liste. Selon lui, c’est la condition pour empêcher la victoire de la gauche dimanche prochain. « Nous voulons incarner la véritable alternance pour les Agenais. Si la droite se rassemble, la victoire est possible », assure-t-il.

Dans les trois camps, l’objectif est désormais identique : aller chercher les abstentionnistes et convaincre les électeurs encore indécis. Avec un écart de voix très réduit entre les candidats, chaque bulletin pourrait compter dimanche prochain.

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