Présidence de l’Agglo : Michaël Fargue candidat de la « troisième voie » 

Le référent départemental UDR 47 et lieutenant de Sébastien Delbosq aux municipales brigue à son tour la présidence afin de « dépolitiser » cette nouvelle élection.

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Dans l’ombre du duel Bruneau-Grima, un nouveau concurrent se présente sur la ligne de départ. Le fameux « troisième tour » pour la présidence de l’Agglomération d’Agen s’anime encore un peu plus avec la candidature officielle de Michaël Fargue. Numéro deux sur la liste de Sébastien Delbosq (RN), le fonctionnaire de police s’est montré très actif tout au long de la campagne. Promis à un poste de premier adjoint en cas de victoire, il aurait également brigué le poste de président communautaire dans ce scénario. Malgré une troisième place et donc un statut d’opposant, Michaël Fargue ne laisse pas tomber pour autant. « S’il n’y avait eu que Laurent Bruneau, je ne me serais probablement pas présenté. Mais l’initiative d’Olivier Grima vient politiser le débat. Je découvre ces jeux de tractations, d’appels ad hominem en promettant des postes, les réunions… Il y a aussi des allures de revanche. Olivier Grima est un homme de paille de Jean Dionis qui veut prolonger un système rejeté par les électeurs et par certains maires de l’Agglo n’osant pas s’élever dans la lumière. Laurent Bruneau, lui, sera à un moment donné soumis à la pression de sa base militante dont une partie est anti-LGV et anti-nucléaire. Je ne veux pas participer à cette tambouille. Je pense qu’une troisième voie est possible et souhaitable. Je serai donc candidat », annonce-t-il, confiant au passage avoir été approché par des « émissaires de Jean Dionis ». 

« Être minoritaire signifie que l’on ne peut rien faire en force » 

La démarche peut sembler surprenante de prime abord. Michaël Fargue n’est pas maire, ni ancien maire. Il n’appartient pas non plus à la majorité municipale. Une faiblesse que le référent départemental UDR (le parti d’Éric Ciotti) veut transformer en force. « Être minoritaire signifie que l’on ne peut rien faire en force. Tout doit passer par le compromis et le consensus. C’est ce dont l’Agglo a besoin. On a trop souffert du fait qu’elle soit une baronnie, avec des élus hégémoniques. On doit en faire un espace de coopération et de solidarité pour conduire des projets communs », affirme le candidat, glissant au passage que certains maires ruraux, sous couvert d’anonymat, partagent sa vision.

Pro-LGV mais sur l’ancienne gare

Michaël Fargue fait justement de ces villages éloignés un point stratégique de son programme. Il appelle « une nouvelle gouvernance équilibrée qui respecte toutes les communes ». Il cite en exemple un schéma territorial des transports « à revoir ». Ce n’est pas tout. « Pendant que les autres se déchirent dans des combats claniques, nous sommes les seuls à proposer un vrai plan concret pour l’Agglo », estime-t-il. D’un point de vue économique, il rejoint le bilan Dionis sur le fond. « On va poursuivre ce qui marche. On est très favorables à la TAG 2, même si on veut favoriser l’implantation d’entreprises créatrices d’emplois productifs. On ne veut pas seulement des entrepôts. On est aussi ravis à l’idée d’accueillir une paire de réacteurs EPR 2 à Golfech, ce qui profiterait aux communes du Pays de Serres trop souvent oubliées », détaille Michaël Fargue. Résolument pro-LGV, il soutient que tout n’est pas figé dans le marbre et que des ajustements sont encore possibles pour envoyer le train vers la gare existante plutôt qu’en périphérie rive gauche.

Une réduction « nécessaire » de la dépense publique

Son principal cheval de bataille concerne la dépense publique et sa « nécessaire » réduction : « Sous le précédent mandat, la dette a été multipliée par deux. La mutualisation, que je ne compte pas défaire, n’a pas produit les économies vendues à l’époque. La Chambre régionale des comptes a constaté des doublons et une certaine opacité. On peut mener une politique encore plus opérationnelle tout en réduisant la voilure. » L’ensemble des 44 maires recevront une lettre programmatique. Reste à savoir s’ils suivront cette « troisième voie ». 

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