Lo 7 d’Aqui : un petit coin d’Italie

Elian Mouly est un enfant du pays. Pendant plus de 15 ans, il a arpenté les rues du bourg et se remémore une tradition familiale. « On allait souvent chez Fabien, la pizzeria du village. C’était de beaux moments », raconte-t-il. À 25 ans, déjà fort d’une solide expérience dans la restauration, le jeune homme a décidé de raviver ces souvenirs en s’installant à l’endroit même où se tenait son restaurant favori. « J’avais envie de monter mon affaire et cette opportunité s’est présentée. Je n’ai pas hésité », révèle-t-il. C’est ainsi qu’est né Lo 7 d’Aqui en juin 2024. En un peu plus de deux ans, Elian a fait de son établissement une adresse incontournable du bourg avec une carte associant pizzas, forcément, salades et tapas. « Mon souhait était d’afficher une proposition culinaire à la fois très gourmande et accessible à tous grâce à des prix très raisonnables. En somme : pouvoir contenter tout le monde, y compris les enfants car beaucoup de gens viennent en famille », explique le gérant. Sur la très fleurie et authentique rue de la Citadelle, légèrement en retrait de la foisonnante place Saint-Nicolas, Lo 7 d’Aqui a construit un véritable cocon pour ses clients. « Chacun doit pouvoir se sentir bien et passer un moment très convivial. La carte est pensée pour ça, tout comme l’ambiance chaleureuse et familiale qu’on essaie d’instaurer », assure Elian. En témoigne un nombre d’habitués toujours plus nombreux au fil des mois. Pour sa troisième saison estivale, l’équipe est prête à séduire de nouveaux fidèles en plus de régaler les visiteurs occasionnels.
Maka : le goût de l’authentique

Personnalité connue de tous dans le village, Gentiane Héritier sera comme toujours une figure importante de l’été pujolais. Avec le Maka, repris en 2023 avec sa fille Lana, la restauratrice fait le pari d’associer simplicité et générosité. Sur la carte de cet établissement, les stars sont des produits bien connus dans le Sud-Ouest : magret et confit de canard, entrecôte grillée, salade gourmande au foie gras, des frites maison, du poisson à la plancha, des pâtes aux truffes… Des valeurs sûres qui tirent leur succès d’ingrédients choisis avec le plus grand soin. « Je suis moi-même paysanne. C’est pourquoi j’attache énormément d’importance à utiliser des produits frais. Le porc, par exemple, est directement issu de notre ferme », glisse Gentiane. Le Maka défend sa vision du terroir avec beaucoup de gourmandise.
Pianothé : quand la mer rejoint le Sud-Ouest
Toujours place Saint-Nicolas, Gentiane est aussi aux commandes de son emblématique crêperie : le Pianothé. La carte comprend plus d’une vingtaine de recettes de galettes de sarrasin, des salades, des pizzas et, bien entendu, des crêpes afin de finir le repas sur une douce note sucrée. Ce petit air de Bretagne répond harmonieusement à l’accent du Sud-Ouest qui émane du Maka pour faire flotter, dans le bourg, une ambiance de vacances.
Restaurant Clément : une touche de haute gastronomie

À bientôt 32 ans, Clément Papillaud ramène le prestige de la haute gastronomie dans le village perché de Pujols. En reprenant l’ancienne Villa Smeralda, le jeune chef lot-et-garonnais d’adoption tourne la page des saveurs sardes pour ouvrir un chapitre beaucoup plus personnel et ambitieux. Formé à la Maison familiale rurale de Pujols, puis passé par les cuisines de mentors étoilés comme Benjamin Toursel ou Alain Ducasse, il signe aujourd’hui son grand retour aux sources. Dans une salle métamorphosée mêlant vieille pierre, travertin et art de la table soigné, Clément propose une cuisine d’instinct et de saison. « Je n’obéis pas à des codes en particulier. Une carte figée dans le temps, c’est assez mortifère. Pour moi, il est essentiel de rester créatif », confie ce passionné d’œnologie. Militant du savoir-faire et du compagnonnage, il défend un artisanat noble où chaque détail compte, des couteaux sur mesure aux produits magnifiés sans être dénaturés. Accessible le midi avec un menu à 33€, l’expérience se fait plus exclusive le soir avec une invitation à la découverte des pépites de sa carte. Clément Papillaud, un jeune chef qui regarde vers l’avenir avec une ambition : « Faire quelque chose dont on peut être vraiment fier ». Peut-être qu’un jour prochain, le Guide rouge en fera mention. Mais avant les inspecteurs, c’est sa clientèle que le restaurant Clément entend embarquer dans sa passion de la grande cuisine. Une table d’exception dans un écrin d’exception.
Le Bastidou : l’art du partage et de la convivialité

« L’aventure pujolaise se poursuit », sourit Hubert Briet. Amoureux fou de Pujols, cet entrepreneur de 48 ans n’en est pas à son coup d’essai. Après avoir animé le bourg avec l’Atelier puis La Boutik’, il a repris en ce printemps 2026 le Bastidou. Un déménagement guidé par la solidarité et le désir farouche de maintenir une belle dynamique commerciale au sein du village, et ce, toute l’année. Installé dans une magnifique maison à colombages, à cheval entre la rue de la Citadelle et l’esplanade ombragée Sainte-Foy, Le Bastidou nouvelle version bat au rythme de son chaleureux slogan : « racines de partage ». À l’intérieur, dans une ambiance intimiste, ou en terrasse, l’établissement invite à la gourmandise et à la dégustation sur place. Si l’on y trouve une formule le midi, ce sont surtout les généreuses planches à partager et une sélection de pépites du terroir, à boire comme à manger, qui forgent l’identité du lieu. Hubert assume une démarche d’ouverture gustative avec la mise à l’honneur de produits d’autres terroirs que celui du Lot-et-Garonne. Mention spéciale pour ses brunchs dominicaux les jours de marché. Un véritable havre de paix culinaire qui promet de régaler les habitués comme les touristes de passage.
L’Atelier

« Tout le monde a le droit de bien manger ! » C’est ainsi que Florette et Thierry Briet décrivent la philosophie de leur établissement. Depuis 2024, l’Atelier a évolué pour devenir un restaurant à la cuisine élaborée, sans jamais tomber dans la surenchère tarifaire. Avec un menu entrée-plat-dessert à 20€ le midi, un autre à 39€ le soir ou encore un voyage gastronomique en 8 étapes pour 55€, cette adresse de la place Saint-Nicolas flatte les papilles de ses convives quel que soit leur budget. « C’est une chance extraordinaire que d’exercer un métier qui consiste à procurer du plaisir aux gens », se réjouissent les gérants. Leur passion communicative se ressent aussi bien dans les assiettes que dans l’atmosphère familiale et chaleureuse du lieu qu’ils animent avec leur fils Kevin. Fille et petite-fille d’agriculteurs, Florette met à l’honneur les denrées de saison et les circuits courts. Ses fournisseurs apparaissent d’ailleurs fièrement sur la façade du restaurant. Florette et Thierry s’affranchissent des étiquettes pour proposer des recettes personnelles allant de généreuses salades aux viandes lentement mijotées en passant par des horizons plus exotiques, en sucré comme en salé. Du frais, du bon, du créatif et de la nouveauté perpétuelle : c’est ça, l’Atelier.
Des marchés plébiscités //
En été, le marché dominical de Pujols est plébiscité par les locaux comme les touristes avec de nombreux stands alimentaires faisant la part belle aux productions régionales, mais également de nombreux artisans et commerçants. Un moment propice aux achats de la semaine, aux petits plaisirs de vacances et une invitation à la flânerie. Le mercredi soir, même lieu mais autre ambiance, avec les marchés gourmands. Places Saint-Nicolas ou Sainte-Foy, rue de la Citadelle, belvédère, table d’orientation : à chacun son spot pour profiter de la soirée avec des artistes musicaux talentueux pour faire danser tout le monde.







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