Travaux de la LGV : le Département attend plus de réponses

Une réunion de travail concernant la ligne nouvelle du Sud-Ouest s'est déroulée en préfecture d'Agen mercredi 16 septembre abordant notamment les sujets routiers.

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Une nouvelle voie ferrée qui traverse le département de part en part n’est pas sans conséquence sur les liaisons routières. Pour ne pas couper les axes de circulation traversants, il faut des ponts, des tunnels, des passages à niveau. Tout cela se prépare… et se paye. Une réunion de travail s’est déroulée mercredi 16 septembre dans les locaux de la préfecture de Lot-et-Garonne en présence de nombreux protagonistes dont Christophe Huau, le chef d’orchestre du Grand projet du Sud-Ouest (GPSO) pour le compte de SNCF Réseau. Le débat s’est notamment porté sur les dessertes de la future gare de Brax. L’enjeu est d’autant plus grand autour de ce point que les communes alentour risquent de voir le trafic augmenter sensiblement. Les élus locaux sont ainsi en attente de savoir comment les infrastructures concernées seront adaptées.

« Le processus est encore long. C’est normal que tous les détails ne soient pas arrêtés. Cependant, les réponses de SNCF Réseau restent assez floues », déplore Daniel Borie, vice-président du Conseil départemental en charge des infrastructures. Ce dernier relève par exemple « des anomalies et des incohérences ». « Par exemple, sur les premiers plans fournis, on observe par endroits des gabarits qui sont en-deçà de la réglementation. On a un pont qui n’est pas aux normes pour le passage des poids-lourds. En sortie d’autoroute, c’est particulièrement gênant. »

Les mobilités douces pas assez prises en compte

Un autre point qui chiffonne les élus : celui des mobilités douces. Promues massivement par les collectivités locales, elles ne semblent pas entrer dans les plans du géant ferroviaire. « La SNCF assumera ses obligations vis-à-vis des franchissements automobiles mais pour l’instant, de ce que l’on comprend, ils ne veulent pas financer les « surlargeurs » permettant d’accueillir des modes de déplacements doux. Ce serait à nous de les payer. On n’est pas vraiment d’accord là-dessus alors on discute le bout de gras. C’est aussi à cela que servent ces réunions », explique Daniel Borie.

Dans l’ensemble, l’Agglomération d’Agen, qui possède la compétence voirie, ainsi que le Département, gestionnaire de plusieurs routes sur le secteur avoisinant la future gare (notamment la RD 292), défendent les mêmes objectifs. « Avant de signer les conventions, on a besoin de connaître les tenants et les aboutissants. Hors de question d’envoyer un chèque en blanc. Les cadres de SNCF Réseau sont repartis avec nos remarques. On espère qu’ils puissent revenir vers nous d’ici la fin de l’année avec des avancées concrètes par rapport à nos attentes », précise le vice-président départemental.   

Le nombre d’arrêts en gare de Brax //

L’un des sujets les plus importants pour le président de l’Agglo Olivier Grima (qui n’était pas présent lors de la réunion du 16 septembre) concerne le nombre d’arrêts du TGV en gare de Brax lorsque la ligne sera officiellement en service. La question a été soulevée mais Christophe Huau aurait botté plusieurs fois en touche. « Il faut avoir en tête que cette ligne a été pensée pour rapprocher Paris de Toulouse, pas d’Agen ni Montauban. Si le TGV doit faire étape dans toutes les gares, les gains de temps recherchés seront moins importants. D’après les éléments qui circulent, on semble se diriger vers 6 à 8 arrêts par jour », glisse Daniel Borie. Pour rappel, le Département ne fait pas partie des financeurs et n’aura donc pas de voix sur ce sujet précis.   

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