Huit ans après, le FJT rue Lakanal voit enfin le jour ! //
L’histoire de Villeneuve avec ses foyers de jeunes travailleurs (FJT) n’a jamais été un long fleuve tranquille. Tout vient à point à qui sait attendre : telle est devenue la devise officieuse de l’association Habitat Jeunes en Villeneuvois. Créée en 2007 et présidée par l’emblématique Jacques Taillardat, la structure a dû se battre longuement pour qu’un premier foyer voie le jour en 2013. À peine ouvert, le besoin imminent d’une extension a été exprimé. L’ancien maire Patrick Cassany s’est engagé officiellement dans la démarche en 2018. « Après les sept ans d’attente la première fois, on nous a dit que ça ne se passerait plus comme ça. Et ce fut vrai puisqu’il a cette fois fallu attendre 8 ans », blaguait Jacques Taillardat lors de l’inauguration de ce second FJT rue Lakanal le mercredi 23 septembre. Ce nouveau projet a rencontré bien des obstacles, qui s’expliquent notamment par une volonté politique forte : l’installer en plein cœur de la bastide historique où règne le bâti ancien. À ce sujet, une fois n’est pas coutume, Guillaume Lepers n’a pas manqué de rendre hommage à son prédécesseur et sa vision.
Comme pour chaque dossier d’aménagement, le nerf de la guerre reste bien entendu le financement. Plus d’1,5 million d’euros ont été nécessaires pour boucler l’achat et la réhabilitation de deux immeubles qui abritaient autrefois la poissonnerie Gourc et une antenne de Saint-Vincent-de-Paul. Toutes les strates territoriales (Ville, Agglo, Département, Région) ainsi que l’État, divers organismes publics comme la Caf et même l’Europe ont apporté des contributions non négligeables pour donner vie à ce foyer. Un autre acteur s’est montré décisif : le bailleur social Habitalys.
Plus qu’un logement
Ce travail collectif a donc permis d’ouvrir 14 logements. Des T1, T1 bis et T2 tout neufs et entièrement équipés, avec une formule « all inclusive », c’est-à-dire que le montant du loyer comprend aussi l’électricité, l’eau, le chauffage, internet. Mieux encore, les locataires profiteront d’entrée d’APL majorées. Le projet va au-delà de cette offre. « Ce n’est pas simplement une offre de logement. C’est aussi un accompagnement personnel et socio-professionnel, un lieu de vivre-ensemble », affirme Virginie Le Corre-Steinbach, à la fois directrice d’Habitat Jeunes en Villeneuvois et de la Mission Locale, deux entités complémentaires pour soutenir les 18-30 ans dans la construction de leur avenir.
Les deux FJT répondent à une demande forte. « Nous affichons des taux d’occupation parmi les meilleurs de France. Celui de la rue Jules-Ferry est à 100% et celui de la rue Lakanal est déjà à 80% », se réjouit Jacques Taillardat. Dans cette affaire, tous les protagonistes se félicitent des nombreuses retombées positives : la reconquête de la bastide par la création de logements et une vraie solution offerte aux jeunes dans le but de leur permettre de rester le plus longtemps possible sur le territoire.
La résidence de Beurre pensée pour les docteurs juniors //
Ils ne sont pas loin d’être attendus comme le messie. Face à la pénurie de médecins, ces étudiants en toute de fin de cycle sont autorisés à exercer pleinement sous la supervision d’un PAMSU (praticien agréé maître de stage des universités). Cet automne marque leur arrivée en grande pompe. Ils seront 32 dans le département et 5 sur la commune de Villeneuve-sur-Lot, répartis entre la MSP des Haras, le cabinet de Florence Graneri (présidente de la CPTS Visiosanté47) et celui de Mickaël Pettini. Ces fameux docteurs juniors seront amenés à passer une petite année ici avant de choisir leur future affectation, n’importe où en France. L’enjeu est donc multiple : faciliter au maximum leur installation avec des hébergements prévus pour eux et prêts à l’emploi, souligner la qualité de vie et d’accueil dans le but de leur donner envie de rester, et enfin stimuler le bouche-à-oreille à destination de leurs successeurs potentiels.
Vivre dans une maison rénovée pour 150€/mois
C’est en ce sens que la résidence de Beurre, du nom de la rue où elle est située, vient de voir le jour. La Ville (en partenariat avec l’Agglo) est devenue l’heureuse propriétaire d’une maison moyennant un chèque de 60 000 euros. La CPTS a fait le reste pour aménager l’habitation composée de trois chambres. Si, d’extérieur, elle ne paie pas de mine, l’intérieur entièrement rénové dans un style moderne et chaleureux se montre beaucoup plus séduisant. Tout comme le montant du loyer demandé à ses futurs locataires. À 150 euros par mois, difficile de faire plus compétitif… Si cette proposition est assez innovante dans sa réalisation partenariale, Visiosanté47 affiche sur son site internet une cartographie d’hébergements disponibles pour les professionnels de santé arrivant sur le territoire. Cela comprend notamment l’internat de la rue du Port de Gajac. Le choix reste ici le maître-mot.
Tout ceci s’inscrit dans une démarche globale d’attractivité médicale portée par les professionnels du territoire et le Grand Villeneuvois.







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