Municipales à Colayrac-Saint-Cirq : Pascal de Sermet veut « aller au bout des projets engagés »

Maire sortant de Colayrac-Saint-Cirq, Pascal de Sermet est candidat à sa réélection. À l’approche des municipales, il revendique un bilan marqué par de grands dossiers structurants et assume des choix parfois contestés.

0 Shares

À Colayrac-Saint-Cirq, Pascal de Sermet n’est pas un nouveau venu. Élu une première fois en 1995, il a accompagné durant trois mandats François Chalmel avant de devenir maire en 2014. « La campagne avait été très rude, assez délétère même », se souvient-il, évoquant une commune profondément divisée. Depuis, le maire sortant dit avoir cherché à dépasser les clivages, intégrant dès 2020 des élus issus de l’opposition. « Une liste municipale, ce n’est pas une liste de combat, c’est une liste de rassemblement », affirme-t-il. Pour 2026, il conduit une équipe mêlant continuité et renouvellement, avec quinze élus sortants et dix nouveaux candidats, « des profils plus jeunes, investis, qui rajeunissent la moyenne d’âge à 51 ans ».

S’il souhaite poursuivre l’aventure municipale, c’est avant tout, selon lui, pour mener à terme des dossiers engagés de longue date, à commencer par le futur lotissement de plus de 80 lots. « En 2004, la commune disposait de 32 hectares constructibles. Aujourd’hui, on est tombé à 12. Et si on ne réalisait pas ce lotissement avant la révision du plan d’urbanisme intercommunal, on tombait à zéro », explique-t-il. Études environnementales, contraintes liées au ZAN et délais d’instruction ont ralenti un projet dont la livraison est désormais envisagée à l’horizon 2026-2027. Le maire se dit confiant, porté par l’attractivité nouvelle du secteur depuis la mise en service du pont de Camélat.

Autre chantier emblématique du mandat, la maison de santé pluriprofessionnelle, construite à côté de la mairie, a nécessité une conception spécifique et de longues démarches liées à son implantation en zone inondable. Ce temps invisible a nourri les critiques. « On nous a reproché de ne rien faire parce qu’on ne voyait rien sortir de terre. Puis, quand le bâtiment a poussé, on nous a dit qu’il avait été construit trop vite », relate Pascal de Sermet. À ceux qui affirment que la structure serait vide, il répond : « Aujourd’hui, on a plus de candidats que de cabinets ». Face à la pénurie médicale, la commune a transformé un cabinet médical en cabinet dentaire. « Il y a un vrai besoin sur le territoire, et on s’est adaptés », explique le maire.

Redonner de la vie à la commune

Au-delà des équipements structurants, Pascal de Sermet souhaite poursuivre une politique d’amélioration du cadre de vie. Colayrac-Saint-Cirq a été retenue dans plusieurs dispositifs, dont “Rénove mon école” pour l’école René-Cassin, avec une rénovation énergétique complète financée sur le long terme, et “Village d’avenir”, qui permettra d’élaborer un plan-guide d’aménagement. Ces programmes s’inscrivent dans une vision plus large, incluant la requalification des bords de Garonne, la création de cheminements doux et l’ouverture d’une guinguette au niveau de l’ancien bar de l’Avenue. « Ce qui manque aujourd’hui, c’est un lieu où l’on puisse boire un café, une bière, manger à midi. Il n’y a plus de restauration sur la commune », constate le maire. Dans son programme, le candidat annonce aussi un maintien des taux de fiscalité et la création d’une police municipale. Il prévoit également le déploiement de caméras de vidéoprotection sur plusieurs sites sensibles, en lien avec Territoire d’Énergie 47. « La mutualisation permet de réduire les coûts et de gérer toute la complexité juridique », souligne-t-il.

Le football, un dossier toujours sensible

Dernier sujet, et non des moindres : le conflit avec le FCPA autour de l’utilisation des terrains du stade Jean-Pierre Semenadisse. Un dossier marqué par des tensions, une procédure judiciaire et une médiation. « L’entretien des terrains coûtait 40 000 euros par an pour vingt licenciés colayracais. Aucun autre club sportif de la commune n’a un tel budget par joueur », tranche le maire, qui assume la rupture. L’objectif désormais affiché est clair : « Créer un club de football formateur, 100 % colayracais, ouvert aux jeunes de la commune ».

Deux réunions publiques sont prévues les 24 février et 6 mars à la salle des fêtes. Une campagne que Pascal de Sermet dit mener « sur le terrain », au fil de ses rencontres quotidiennes dans la commune.

Méthodologie dans l’air du temps //

Souvent critiqué pour une présence jugée insuffisante à la mairie, Pascal de Sermet revendique une autre manière d’exercer son mandat. « Un maire qui reste dans son bureau, ce n’est plus possible. Avec la baisse des dotations, il faut aller chercher les financements à l’extérieur », affirme-t-il, citant les projets structurants menés sur la commune à l’appui de son argumentaire. Il assume ainsi un mode de gouvernance fondé sur la délégation et la confiance accordée à ses adjoints.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

87 − 83 =