
Après avoir rencontré les représentants de l’État, les forces de sécurité civile et de gendarmerie, les élus locaux et des habitants, Marie-Pierre Vedrenne a pris succinctement la parole devant les médias, avec deux annonces principales. La première n’est qu’une confirmation d’un engagement pris à Matignon : la mise en œuvre accélérée de la procédure de reconnaissance de catastrophe naturelle. « C’est absolument fondamental afin de pouvoir épauler et accentuer les démarches qui seront faites par les communes sur le poste crues et intempéries pour accompagner toutes les personnes victimes de cette situation », déclare-t-elle. La ministre a également indiqué porter « une attention particulière » au monde agricole. Ainsi, à partir du vendredi 20 février, un contingent de 60 agents des forces de sécurité civile a été déployé en renfort. « Ce détachement est constitué de sapeurs-sauveteurs du 4e régiment d’instruction et d’intervention de la sécurité civile basé à Libourne mais aussi de sapeurs-pompiers de la zone Sud, principalement de l’Hérault, spécialisés dans les techniques de sauvetage-déblaiement. Ils auront les capacités d’aider les agriculteurs à sécuriser les serres endommagées, à déconstruire les structures les plus abîmées, à rebâcher », explique l’inspecteur-général Emmanuel Clavaud, chef d’état-major de la sécurité civile.
Une « visite de courtoisie » ?
Marie-Pierre Vedrenne a félicité « le travail formidable des élus locaux » et la présence de l’État à leurs côtés, ainsi que la « véritable solidarité » entre tous les acteurs. « Il nous faut maintenant travailler à l’anticipation et à la résilience », poursuit la ministre sans donner plus de précision sur les formes que cela pourrait prendre. À la question de la création d’un fonds d’urgence pour aider les collectivités à réparer et consolider les digues, pas d’engagement concret si ce n’est le possible recours à une partie du fonds Barnier de 300 M€ dédié aux catastrophes naturelles.

Pour les représentants agricoles, la réponse est déjà claire : les renforts sont bienvenus, tout comme la reconnaissance de catastrophe naturelle « mais c’est très insuffisant ». Ce déplacement est « de l’ordre de la visite de courtoisie », estime Karine Duc.





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