Présidence de l’Agglo : la tribune de deux élus qui dénoncent « un putsch politique inutile » 

Christian Delbrel et Joël Ponsolle, anciens maires de Pont-du-Casse et Brax et élus communautaires pour encore quelques jours, dénoncent la remise en cause de la légitimité de Laurent Bruneau comme président de l'Agglo. Ils militent pour une dépolitisation de cette élection qui tourne à la campagne électorale.

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« Nous avons mal à notre Agglo. » Voici comment débute la tribune publiée par deux élus emblématiques de l’Agenais, prochainement « retraités » et donc « sans aucune pression ». Le Cassipontin Christian Delbrel et son homologue braxois Joël Ponsolle ne goûtent pas vraiment la tournure des évènements. Selon eux, ce « débat communautaire cristallise les tensions et attise les ambitions (surtout des perdants) » avec pour perspective la mise « en danger » de l’Agglo telle qu’ils l’ont connue.

Ils rappellent le vote de la mutualisation des deux administrations en 2015. Si l’un d’eux y était opposé, il reconnaît aujourd’hui que « cette fusion a été une chance et un accélérateur pour la ville d’Agen comme pour l’Agglo ». « Ce pacte de mutualisation, mûrement et malicieusement réfléchi, donne tout pouvoir au président de l’Agglo. Ne nous voilons pas la face, il a été établi pour que le maire d’Agen devienne de facto président de l’Agglo, quand bien même rien n’interdirait le contraire. Ce sont les règles du jeu, elles ont été adoptées en 2015. Il faut être légaliste et démocrate jusqu’au bout, même au lendemain d’une amère défaite. Remettre en cause aujourd’hui la légitimité de Laurent Bruneau, élu démocratiquement maire d’Agen, est insupportable », écrivent Christian Delbrel et Joël Ponsolle.  

« Deux blocs qui s’opposent, c’est le blocus garanti » 

« Aujourd’hui certaines et certains veulent politiser notre Agglo. C’est une erreur majeure. Une faute politique. La force de notre Agglo, c’était justement cette gouvernance consensuelle, transpartisane, savant mélange de sensibilités et de compétences. Et même si notre maire-président (ndlr, Jean Dionis) avait la fâcheuse tendance à décider seul (ou à deux), bon an mal an, notre gouvernance a plutôt bien fonctionné durant ces deux derniers mandats. Et là, sous prétexte que le cursus politique du nouveau maire d’Agen ne convient pas à certains, il faudrait tout casser. Inacceptable ! »

Ils reprennent l’argumentaire du détricotage de la mutualisation, à la fois coûteuse (2 M€/an) et complexe. Surtout, ces élus estiment que « deux blocs qui s’opposent, c’est le blocus garanti. La chienlit ! Un des deux camps va forcément gagner, avec une majorité fragile et des lendemains qui déchantent. In fine, le grand perdant, ce seront les 44 communes, sacrifiées sur l’autel d’un putsch politique inutile. Téléguidé par qui vous savez… » Si la démarche du camp Grima, et implicitement de Jean Dionis, est critiquée, ils souhaitent néanmoins que l’ancien maire de Castelculier soit intégré comme vice-président dans un gouvernement Bruneau, afin de rassembler politiquement et d’agréger les meilleures compétences.

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