L’alerte est venue des services municipaux. Lundi 13 avril, des inscriptions à caractère raciste ont été découverts sur les piles du pont, à la prairie du Pont-Canal, à Agen. Informé dans la journée, le maire Laurent Bruneau a rapidement réagi. Les messages retrouvés visaient explicitement la communauté musulmane.
Dans un communiqué, l’édile refuse toute minimisation. « Il ne s’agit pas de simples tags gribouillés maladroitement sur un mur », insiste-t-il. Pour lui, la nature des inscriptions dépasse largement le cadre de la dégradation classique. « Il s’agit de faits d’une extrême gravité, qui s’apparentent à des menaces de mort à l’encontre d’une partie de notre population, du simple fait de sa religion », affirme-t-il. Le maire rappelle également le cadre légal : « Le racisme n’est pas une opinion, c’est un délit. »
Une plainte déposée au nom de la Ville
La municipalité a décidé de saisir la justice. Laurent Bruneau indique s’être rendu au commissariat afin de déposer plainte au nom de la Ville d’Agen. Deux qualifications sont retenues : « dégradation de bien public » et « provocation à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ». Au-delà de la réponse judiciaire, le maire appelle à une réaction collective. « Nous ne pouvons tolérer, collectivement, de tels agissements, ni à Agen, ni ailleurs sur notre territoire », conclut-il.







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