Garorock : le président de l’UMIH 47 Adrien Pedrazzi s’inquiète de la place prise par Lidl dans la restauration du festival

À quelques semaines de Garorock, l’UMIH 47 monte au créneau après l’annonce du partenariat entre Lidl et plusieurs grands festivals de l’été. L’organisation professionnelle estime que la place des restaurateurs locaux pourrait être fragilisée.

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L’arrivée de Lidl parmi les partenaires officiels de plusieurs grands festivals français ne passe pas inaperçue dans le monde de la restauration locale. En Lot-et-Garonne, où Garorock s’apprête à accueillir des dizaines de milliers de festivaliers à Marmande, l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH 47) exprime ouvertement ses réserves. Son président, Adrien PedrazzI, alerte sur ce qu’il considère comme une remise en question progressive du rôle des professionnels de la restauration au profit d’acteurs dont ce n’est pas le cœur de métier. « Le distributeur distribue, le restaurateur restaure. Cela peut sembler évident, mais cette frontière est aujourd’hui de plus en plus remise en cause », estime-t-il.

Garorock au cœur des préoccupations

Si l’organisation ne remet pas en cause le principe d’un partenariat commercial entre une enseigne de grande distribution et un événement culturel, elle juge que la question dépasse le simple cadre du sponsoring. Pour l’UMIH 47, Garorock représente bien davantage qu’un rendez-vous musical. Le festival constitue également une vitrine économique pour le département et une opportunité de mettre en avant les savoir-faire locaux. « Nous ne contestons pas le droit d’une enseigne à devenir partenaire d’un festival. En revanche, nous refusons que ceux qui font vivre la restauration locale 365 jours par an soient progressivement remplacés ou relégués au second plan par des acteurs dont ce n’est ni le métier ni la mission », poursuit Adrien PedrazzI. L’organisation appelle ainsi à maintenir une place importante pour les restaurateurs, traiteurs, food-trucks et producteurs du territoire lors des grands événements accueillis en Lot-et-Garonne.

Cette prise de position intervient dans un contexte économique que les professionnels jugent particulièrement difficile. Inflation, hausse des charges, difficultés de recrutement ou encore baisse de rentabilité continuent de peser sur de nombreux établissements. L’UMIH rappelle que le secteur représente près de 1,5 million d’emplois en France et plus de 200 000 entreprises employeuses, dont une très large majorité de petites structures. Pour Adrien PedrazzI, la restauration ne peut être réduite à une simple opération commerciale ponctuelle. « Un repas n’est pas un produit d’appel. La restauration est un métier de service, de transmission, de convivialité et de proximité. »

« Restaurer n’est pas vendre »

« On ne s’improvise pas restaurateur le temps d’un festival. Les véritables ambassadeurs du bien manger et de l’art de vivre français existent déjà : ce sont les restaurateurs, les traiteurs et les producteurs de nos territoires », affirme le président de l’UMIH 47. L’organisation indique qu’elle restera vigilante sur l’évolution de ces partenariats et appelle les organisateurs d’événements à préserver la présence des professionnels locaux dans l’offre de restauration proposée au public.

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