Après plusieurs années de débats et un long parcours législatif, la France franchit une nouvelle étape sur la question de la fin de vie. Ce mercredi 15 juillet, l’Assemblée nationale a adopté définitivement la loi instaurant un droit à l’aide active à mourir. Un texte qui complète celui consacré au développement des soins palliatifs, adopté quelques semaines plus tôt, le 26 mai.
Pour Michel Lauzzana, député Renaissance de Lot-et-Garonne et ancien médecin, ce vote marque l’aboutissement d’un engagement de longue date. Présent lors des trois lectures du projet de loi à l’Assemblée nationale, il a voté en faveur du texte.
« C’est un moment fort pour moi. Depuis mon élection en 2017, je porte ce sujet avec conviction, en tant que médecin et en tant que député. Ce droit restera ce qu’il doit être : un choix personnel, encadré, qui n’oblige personne. Voir la France se doter enfin de ce cadre législatif, c’est l’aboutissement d’un long travail collectif au service de nos concitoyens », déclare le parlementaire.
Deux lois complémentaires
Le député souligne que l’adoption de cette loi ne se substitue pas au développement des soins palliatifs, mais s’inscrit dans une démarche complémentaire. Selon lui, les deux textes forment un dispositif équilibré : l’un vise à garantir un accès effectif aux soins palliatifs sur l’ensemble du territoire, tandis que l’autre ouvre, dans des situations strictement définies par la loi, la possibilité de recourir à une aide active à mourir. Ce nouveau droit ne concernera que des cas exceptionnels, « dans un cadre particulièrement encadré », rappelle le parlementaire.
Une entrée en vigueur prévue en 2027
L’adoption définitive de la loi met un terme à un long processus de réflexion, nourri notamment par les travaux de la Convention citoyenne sur la fin de vie, puis par plusieurs mois de débats parlementaires. « Cette loi entrera en vigueur dès janvier 2027. C’est une demande forte de nos concitoyens », conclut Michel Lauzzana. Le texte prévoit désormais une mise en œuvre progressive du dispositif à partir du début de l’année prochaine, tandis que les modalités d’application devront être précisées par les textes réglementaires.







Laisser un commentaire