Saint-Cyr : « Il y aura peut-être de bonnes nouvelles dans quelques temps » 

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Pendant le conseil municipal du 17 septembre, une question sur une délibération purement administrative a poussé le maire Guillaume Lepers à annoncer des évolutions positives sur ce dossier majeur.

Le dossier numéro 10, noyé au milieu de l’ordre du jour du conseil municipal du jeudi 17 septembre à Villeneuve-sur-Lot, cachait un petit détail, pas si anodin que cela. C’est la conseillère d’opposition de gauche, Maëlle Blazejczyk, qui l’a mis en lumière. La jeune avocate avait bien lu la délibération intitulée « régularisation et approbation rétroactive de la convention d’autorisation d’occupation temporaire du parc Saint-Cyr ». Cette convention signée le 12 juin nécessitait d’être soumise au vote pour être sécurisée juridiquement, ce qui est désormais chose faite. Elle prévoit que la municipalité, moyennant une redevance annuelle de 1 euro auprès du propriétaire qui est le Centre hospitalier de Villeneuve-sur-Lot, « s’engage à assurer directement l’entretien et la conservation du site, notamment la tonte des espaces verts et la maintenance des voiries incluses dans le périmètre de l’occupation ». Cela était déjà le cas depuis un certain temps maintenant. Jusque-là, rien de particulier. Mais Maëlle Blazejczyk a relevé dans le texte quelque chose d’étonnant : la durée de la convention. 19 mois. Ce compte pas tout à fait rond et inhabituel dans ce type d’accord l’a amenée à poser une question simple : pourquoi ?

« Des choses peuvent effectivement se passer » 

La remarque, sans arrière-pensée, a forcé le maire à esquisser un sourire. « Je souris parce que les choses évoluent positivement », glisse malicieusement Guillaume Lepers avant d’enchaîner. « Vous avez un maire qui se bat comme un fou furieux pour aller ouvrir toutes les portes de Paris et de la Région. Donc oui, il y aura peut-être de bonnes nouvelles dans quelque temps. » La visite du ministre du Logement une quinzaine de jours auparavant aurait-elle déjà porté ses fruits ? Cela n’a pas été confirmé. Quoi qu’il en soit, cette parole donnée publiquement en conseil envoie un signal encourageant après des moments de flottement sur la dure réalité financière d’un tel projet. Néanmoins, le premier édile se veut prudent. « Tant que tout n’est pas garanti… Je peux dire que le dossier bouge plutôt positivement mais je déteste les annonces qui ne sont pas suivies d’effet. La convention ne s’étale pas sur une durée lointaine parce que, peut-être, effectivement, des choses peuvent se passer. » Un voile de mystère plane toujours sur la nature de ces « choses ».

« Je me bats pour aller chercher crédit par crédit » 

Lors des questions diverses en fin de séance, suite à une interpellation de Geoffroy Gary (droite patriote) sur le manque d’avancées depuis plus de cinq ans, Guillaume Lepers a par ailleurs insisté sur le fait qu’il s’agit d’un projet « de longue haleine ». « Je n’ai jamais dit que la mairie ni l’Agglo avaient les moyens d’y aller seules. Je me bats justement pour aller chercher crédit par crédit et entrer dans les dispositifs d’État. Je continuerai à me battre jusqu’à la dernière minute. » Quant à la question des coûts d’entretien pour la commune, le maire assume pleinement sa volonté de maintenir le parc ouvert, tant pour les promeneurs que pour la soixantaine de places de parking gratuites à proximité du centre-ville. 

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