Artisanat : sept nouvelles adresses labellisées « Artisans gourmands » en Lot-et-Garonne

Le millésime 2026 des « Artisans Gourmands » a été dévoilé par la la Chambre de métiers et de l'artisanat. Sept entreprises lot-et-garonnaises des métiers de bouche rejoignent la marque.

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Dix-neuf apprentis formés en vingt-six ans au sein d’une maison qui approche désormais les soixante ans d’existence. À Agen, le parcours de Lionel Standaert, à la tête de la Pâtisserie Feyt, illustre concrètement l’esprit recherché par la Chambre de métiers et de l’artisanat (CMA) de Lot-et-Garonne. Aux côtés de la Mutuelle Prévifrance, partenaire du dispositif, le président Jean-François Blanchet a officiellement intégré sept nouvelles maisons au sein de la marque « Artisans Gourmands ». À travers ce label, le réseau consulaire régional, qui accompagne 185 500 entreprises artisanales et forme près de 11 000 apprenants sur une quinzaine de sites, entend distinguer les professionnels des métiers de bouche pour « leurs engagements en faveur de la qualité, du fait maison, de la créativité et de la proximité ».

Aux côtés de l’institution agenaise citée plus haut, le maintien des commerces de proximité et la transmission des compétences constituent le fil rouge de cette promotion 2026. À Montayral, Anthony Couaillac et Cindy Regnac ont ainsi sauvé une boucherie-charcuterie menacée de fermeture en donnant naissance à L’Atelier du Boucher 47. Une continuité naturelle entre formation et entrepreneuriat pour l’artisan, lui-même ancien apprenti du CFA La Palme. Même volonté d’assurer la relève artisanale à Duras, où Georges Chollet a repris les rênes de la Maison Chollet en avril 2026, ainsi qu’à Villeréal avec la Pâtisserie Rodot. Reprise en 2018 par Jean-Pascal Rodot, la boutique villeréalaise a su rebondir après un important incendie survenu en 2020 en repensant son offre autour des produits locaux.

Entre recettes familiales et innovation

Cet ancrage dans le terroir local guide également le travail de Mélissa Barral à Tournon-d’Agenais. Titulaire d’un CAP pâtisserie, la fondatrice de l’enseigne Chez Memina fait vivre son laboratoire en s’inspirant d’une recette transmise par sa grand-mère. Toujours en Fumélois, l’exigence sur le choix des matières premières se conjugue à la créativité du côté de Fumel, où Rémy Launay et Julie Guenedel ont fêté en mai dernier les dix ans de la brasserie Hopale.

Enfin, cette nouvelle cuvée fait une place à l’innovation nutritionnelle à Tonneins. Un an après avoir créé la biscuiterie Que du Bon, Sandra Blaison intègre le label grâce au développement de biscuits à indice glycémique bas, élaborés à partir de son propre mélange de farines. Autant de démarches qui, pour la chambre consulaire, témoignent du rôle de l’artisanat dans l’économie locale et contribuent directement « à préserver les savoir-faire et à renforcer l’attractivité du Lot-et-Garonne ».

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