Assises des Départements de France : quels enjeux pour le Lot-et-Garonne

Après avoir évoqué les aspects touchant à l’organisation dans notre édition du 28 septembre, il est temps de s’intéresser aux enjeux plus politiques qui entourent cet événement.

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« C’est l’occasion de donner à voir un concentré du meilleur du Sud-Ouest ! », lançait Sophie Borderie lors de la conférence de presse nationale des Départements de France. En tant qu’hôte de ces assises 2022, qui se tiendront pour rappel du 12 au 14 octobre, la présidente du Conseil départemental de Lot-et-Garonne souhaite logiquement faire bonne impression. Grâce au « pack » soudé qui s’est mis en mouvement derrière elle, composé d’élus et d’acteurs économiques, tous les ingrédients ont été réunis pour montrer le territoire sous son plus beau visage. Le 47 sait recevoir, et ça doit se savoir !

La collectivité du « dernier mètre »

L’enjeu s’étend néanmoins bien au-delà de nos frontières. Tancée à plusieurs reprises ces dernières années lorsqu’il était question de réduire le mille-feuille administratif, l’institution départementale dans sa globalité compte bien asseoir sa légitimité et démontrer sa capacité d’innovation. « Dans notre République décentralisée, les collectivités territoriales ont su conserver un solide lien de confiance avec nos concitoyens. Cela ne doit rien au hasard car, chaque jour, nous voyons concrètement ce que les communes et leurs groupements, le Département ou la Région font pour nous, pour nos enfants, nos aînés, pour l’économie, l’agriculture, le sport et la culture… Je retiens que le Département est une collectivité indispensable au quotidien et essentielle pour préparer l’avenir. Parfois sans même en avoir conscience, chacun d’entre nous bénéficie des actions du Conseil départemental, chaque jour, tout au long de la vie. Le Département, c’est véritablement la collectivité du « dernier mètre », souligne Sophie Borderie. La récente crise sanitaire en fut
un exemple criant. Ce message, la présidente du CD47 et ses homologues venus de tout le pays le crieront à l’unisson au moment où les personnalités d’envergure étatique, à l’instar de la Première ministre Elisabeth Borne, des membres de son gouvernement ou du président du Sénat Gérard Larcher, apparaîtront au centre
des congrès d’Agen. « Nous voulons profiter de ces 3 jours pour faire entendre la voix de nos territoires et de nos collectivités qui ont depuis longtemps démontré leur capacité à agir avec efficacité et agilité. Ce sera une occasion unique de rappeler que les Départements sont une chance pour la France ! »

Le moment de se faire entendre

Mais il faudra aussi lever le voile sur ce qui va un peu moins bien. L’heure n’est certainement pas à la dissimulation de la poussière sous le tapis. Grâce à sa position au-dessus de la mêlée, le Lot-et-Garonne
bénéficiera d’une attention inhabituelle au cours de cet événement. Une opportunité que la présidente Borderie ne laissera pas passer. Le « formidable écrin », tant vanté au moment de défendre la candidature, sera surtout propice aux échanges et aux débats. « Nous avons de nombreux sujets à aborder, confirme-t-elle. Ce sera
le premier congrès post-élections nationales, rappelons-le. Il sera question des relations Etat-Départements et collectivités locales plus largement, de décentralisation, de moyens dévolus aux territoires, d’autonomie et de droit à l’expérimentation… »
Derrière ces grandes thématiques se cachent des problèmes très concrets :
l’inertie (doux euphémisme) pour l’aménagement de la RN21, la désertification médicale de plus en plus prononcée, le manque de moyens pour investir après s’être acquitté de toutes les dépenses
sociales… Le Lot-et-Garonne aura besoin de ses meilleurs lobbyistes lors de ces assises. Le moment ou jamais pour être enfin pleinement entendu…

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