Exercice de sécurité civile à Armandie : affronter les difficultés pour monter en puissance 

Mardi 13 juin dernier, le stade Armandie est devenu le terrain d’exercice de tous les services de sécurité civile du département. Le but ? S’exercer en condition quasi réelle dans des lieux particulièrement complexes.

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Pour une fois, Armandie n’a pas été le théâtre d’un grand événement sportif. Mardi dernier, le stade du SUA a été la scène d’un exercice grandeur nature sur le thème d’une attaque terroriste. Le scénario était le suivant : au cours d’un match de rugby, trois assaillants tirent avec des armes à feu dans le public. Bilan de l’attaque : 10 morts, 9 blessés en urgence absolue, dont un policier, 18 victimes en urgence relative et 39 personnes impliquées. Un exercice de grande ampleur qui a mobilisé 287 personnes. L’enjeu ? Assurer de bons réflexes et la coordination de l’ensemble des services de la sécurité civile. « C’est un moment important qui se déroule une fois par an », précise Juliette Bérégui, directrice de cabinet du préfet. « C’est le moment où l’ensemble des services de la sécurité civile s’organisent. « On choisit toujours le scénario du pire. Car ce sont des situations auxquelles il faut que nous soyons préparés ».

Se confronter aux difficultés 

« Le but, c’est que nous confrontions les équipes à des situations jamais vécues et jamais testées », explique François Lorenzato, chef d’état-major de la Direction de la sécurité publique du Lot-et-Garonne. « Nous avons un objectif de montée en puissance ». Pour les services présents, l’exercice s’est révélé positif dans l’environnement complexe que représentait le stade, comme l’a souligné François Lorenzato. « Nous avons la chance de pouvoir s’entraîner dans différentes infrastructures », a rappelé Emmanuel Houzé, colonel du groupement de gendarmerie. « Il faut savoir s’approprier ces lieux. » En effet, là où l’an passé, les services avaient effectué un exercice au coeur du nouveau Central Parcs Landes de Gascogne, ils étaient cette fois-ci concentrés dans un environnement moins ouvert et en prenant en compte la notion de la foule de 10 000 personnes que peut accueillir Armandie.

L’importance de la collaboration 

Un des points félicités par les représentants des services a été celui de la collaboration entre les différentes entités ayant participé à l’exercice. « Il y a un véritable enjeu de coordination et d’inter-opérabilité », a souligné le colonel Houzé. Un véritable travail de partenariat entre les services qui s’est avéré concluant et efficace. La police nationale, meneuse de cet exercice, a ainsi pu profiter de la mise à disposition d’un poste de commandement des sapeurs-pompiers du SDIS 47. «C’est un aspect très important. Gérer une situation comme celle-ci dans de bonnes conditions est primordial », avance le chef d’état-major de la Direction de la sécurité publique du Lot-et-Garonne.
Du côté des secours, les services présents ont également tout mis en œuvre pour tester la collaboration et l’appui opérationnel d’autres unités. Ainsi, pour les urgences absolues, les services lot-et-garonnais ont pu compter sur le concours de trois hélicoptères de Toulouse et Bordeaux et sur Villeneuve-sur-Lot pour l’évacuation de 7 urgences relatives pour ne pas surcharger les services de hospitaliers agenais. « C’est largement positif », a appuyé Claude Fuilla, médecin spécialiste en anesthésie-réanimation services SAMU. « Il faut des entraînements difficiles pour espérer une guerre facile. Tout l’intérêt est dans la difficulté. » 

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