Infrastructures : quels grands projets verront le jour cette année en Lot-et-Garonne ?

2024 est l’année de la réception de grands chantiers comme le pont de Camélat mais aussi le point de départ de nombreux autres. A Agen comme du côté de Villeneuve-sur-Lot, on fait place aux grands chantiers de mandat.

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2023 est désormais derrière nous, place à 2024. Et l’année 2024 verra se réaliser plusieurs grands projets sur le territoire et en lancera de nouveaux pour les années à venir. Pont et barreau de Camélat, réseau de chaleur urbain, nouvelles gendarmeries, travaux de l’église Sainte-Catherine à Villeneuve-sur-Lot, transbordeurs de Fumel… Quidam Hebdo fait le point sur ces grands projets lot-et-garonnais.

Du côté de l’Agenais //

Le pont de Camélat : c’est le grand projet de l’Agglomération d’Agen. 60M€ d’investissements pour un ouvrage long de 240 mètres au-dessus de la Garonne couplé à son barreau enjambant le canal, le pont de Camélat verra bientôt ses premiers automobilistes le traverser. Prévu initialement pour fin 2023, des retards engendrés par le contexte économique et politique en Europe ont finalement repoussés son ouverture au 31 mars prochain. Grâce à cette nouvelle infrastructure reliant Brax à Colayrac-Saint-Cirq. Le but, désengorger le secteur du pont de Beauregard vers l’autoroute et fluidifier l’ensemble du trafic sur l’Agglomération en reliant directement la RN21 et l’autoroute A62 Bordeaux-Toulouse.

Trois nouvelles brigaderies : c’était là aussi un moment fort de l’année 2023 qui se concrétise dès 2024. La création de 3 nouvelles brigades de gendarmerie en Lot-et-Garonne annoncées par le président Emmanuel Macron lors d’une visite de la gendarmerie de Tonneins. Deux brigades mobiles seront installées à Foulayronnes et Clairac et une brigade fixe à Pont-duCasse portant le nombre de brigades lot-et-garonnaises à 35 sur le département.

Le réseau de chaleur urbain (RCU) : c’est « le second grand projet après Camélat » comme l’avait défini Jean Dionis à l’occasion du dernier conseil d’Agglomération. Le projet du RCU pour réseau de chaleur urbain devrait permettre de d’obtenir 84% d’énergies renouvelables et de récupération, d’atteindre 43% de l’objectif global de diminution des gaz à effet de serre.. L’Agglomération d’Agen concentre plus d’un tiers de la population du Lot-et-Garonne et bénéficie d’une densité de population qui est propice au développement d’un Réseau de Chaleur Urbain (RCU). Ainsi, après l’attribution de la délégation de service public à l’entreprise Idex. Le contrat aura une durée de 24 ans et a pris effet le 1er janvier 2024. Avec une durée de travaux estimée à deux ans pour un lancement en 2026, le projet du réseau de chaleur urbain devrait donc commencer à se concrétiser dès cette année.

Du côté de Villeneuve-sur-Lot et ailleurs //

Les Allées Georges-Leygues : c’est une véritable révolution qui s’opère sur le boulevard Georges-Leygues. D’ici deux ans, ce sont des véritables allées piétonnes qui permettront aux badauds de circuler de part et d’autre de cette artère défi nie comme l’entrée du centre-ville. Derrière ce projet majeur du mandat Lepers, la municipalité espère améliorer le cadre de vie des habitants, encourager la déambulation pour accroître l’attractivité de son centre-ville. L’un des points les plus marquants sera probablement l’imposant parvis piéton au pied de la Tour de Paris. Réfléchi comme la vitrine de l’entrée de ville, il pourrait devenir un lieu de vie à part entière. Un endroit où l’on se rejoint avant de s’engouffrer dans la bastide pour aller faire les boutiques.

Le stade Max-Rousié : Sur le complexe sportif de la Myre-Mory, les travaux de modernisation du stade Max-Rousié ont démarré au mois de décembre. Ce dernier bénéficiera d’un coup de frais pour donner une nouvelle dimension à la structure sportive de la ville, avec l’ambition de prétendre à accueillir de plus grands événements. Première étape prioritaire à ajuster : la mise en accessibilité du stade pour les personnes à mobilité réduite. S’ajoutera à cela une séparation de l’allée centrale, qui était jusqu’ici empruntée aussi bien par les sportifs, que par le public. Le hall d’entrée sera aussi plus spacieux, favorisant l’accueil du public. Aussi, des sanitaires supplémentaires seront ajoutés pour répondre à l’affluence. Alors que dans l’une des extrémités du bâtiment sera installé un espace administratif vidéo pour les athlètes et dirigeants, de l’autre côté un espace buvette et sandwicherie en roof-top verra le jour. En point d’orgue, une loge panoramique, idéal pour l’accueil des partenaires et bénévoles des clubs et permettant la tenue de séminaire au cœur de l’enceinte sportive sera aménagée en haut de la tribune. Quant au vif du sujet, la planéité globale de la piste sera rétablie et une tour de chronométrage homologuée et intégrée à l’équipement doit être ajoutée.

L’église Sainte-Catherine : Top départ pour 6 ans de travaux à partir de février 2024. Pour l’anecdote, cette période fera écho 90 ans plus tard à la fin des travaux de construction de l’église. Une première phase de travaux concernera tout d’abord les toitures. Le bâtiment bénéfi ciait depuis deux ans de « réparation et du rafi stolage sur des toitures qui fuient » commentait en janvier dernier l’adjoint à l’urbanisme Gérard Régnier. De l’eau tombait notamment sur l’orgue. Prochainement, il s’agira d’intervenir sur la nef, un grand espace de plus de 1 000 m² de toiture. Viendront ensuite, les phases de travaux pour le massif sud puis pour le clocher et le pont-dormant avec un investissement Toutefois, il faudra bien prendre rendez-vous en 2030 pour apercevoir enfin une église Saint-Catherine comme neuve.

Le Transbordeur de Fumel : Il fait figure de géant de fer sur les bords du Lot. L’élévateur de Fumel, destiné à permettre aux bateaux de franchir le barrage hydroélectrique. Avec une capacité de levage de 55 tonnes, ce transbordeur aura la capacité de franchir des entes jusqu’à 4% avec deux-roues directrices motrices à 90°. Il se compose d’une cabine de pilotage ouverte, de quatre treuils équipés de câbles et de palonniers, de quatre pompes hydrauliques à commandes indépendantes, de trois paires de sangles en nylon et des protections de quilles et de coques.

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