
Premier employeur de Pont-du-Casse et acteur majeur du paysage sanitaire lot-et-garonnais, le centre hospitalier départemental de La Candélie reste une institution à part. Près de 1 000 agents y travaillent aujourd’hui, répartis sur l’ensemble du département. Lors des célébrations du soixantième anniversaire de l’établissement, le maire Christian Delbrel a tenu à rappeler cette dimension historique et humaine :
« La Candélie, c’est une mémoire collective. Celle des soignants, des médecins engagés, mais aussi des patients qui ont traversé ces murs et façonné l’histoire de la psychiatrie locale », a-t-il souligné, évoquant aussi l’évolution des pratiques et du regard porté sur la santé mentale.
Une activité en hausse
Derrière l’hommage, les chiffres rappellent l’ampleur des besoins. En 2025, 12 700 patients ont été pris en charge par l’établissement, un niveau jamais atteint. Parmi eux, plus de 2 600 mineurs, un indicateur qui interroge durablement les professionnels. « La souffrance psychique des enfants et des adolescents est devenue un sujet central. Elle impose une réponse structurée et des moyens adaptés », observe Richard Campmas, directeur de La Candélie, qui insiste sur la nécessité de renforcer les parcours de soins et la prévention.
Des bâtiments repensés

Si les enjeux humains sont au cœur des préoccupations, l’hôpital prépare également une refonte complète de ses infrastructures. Plusieurs projets sont engagés à l’échelle du département : un nouveau pôle à Marmande attendu d’ici la fin de l’année, un site néracais en phase d’appels d’offres, et un architecte désormais désigné pour Villeneuve-sur-Lot. À plus long terme, le site historique de Pont-du-Casse bénéficiera d’un vaste programme de modernisation, évalué à 45 millions d’euros, avec un démarrage des travaux envisagé en 2027. « L’objectif n’est pas seulement de construire ou de rénover, mais d’améliorer concrètement les conditions d’accueil des patients et de travail des équipes », résume la direction.
Autre échéance majeure : la certification de la Haute Autorité de santé, prévue pour décembre 2026. Un rendez-vous exigeant, qui mobilise déjà l’ensemble des services. « La qualité des soins et de l’organisation ne repose pas uniquement sur des procédures, mais sur une implication collective au quotidien », insiste Richard Campmas. Dans un contexte budgétaire contraint, l’établissement revendique toutefois une gestion prudente. « Maintenir l’équilibre financier, c’est préserver notre autonomie et notre capacité à décider », glisse le directeur, en référence aux récentes difficultés rencontrées par les autres hôpitaux du territoire.
Nouveau projet d’établissement en ligne de mire
Enfin, 2026 marquera une étape stratégique avec le bilan du projet d’établissement en cours et la préparation du suivant, prévu pour la période 2027-2031. Un travail de fond, destiné à adapter l’offre de soins aux réalités du territoire. « Nous ne pouvons plus penser la psychiatrie comme il y a vingt ans. Les besoins changent, les pratiques évoluent, et notre organisation doit suivre », conclut la direction, déterminée à inscrire La Candélie dans une psychiatrie moderne.





Laisser un commentaire