Nouveaux réacteurs nucléaires à Golfech : pour le président de l’Agglo Olivier Grima, « on est dans le money time »

Le président de l'Agglomération d'Agen exprime l'importance du dossier EPR2 pour le territoire, qui se joue en ce moment même.

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Quidam l’Actu : Votre prédécesseur Jean Dionis avait pris part à « l’appel de Golfech » puis au comité stratégique. Vous le remplacez aujourd’hui. Quelle est votre vision du dossier ?

Olivier Grima : J’ai pris sa suite avec la même détermination. Je suis absolument convaincu que c’est une chance pour notre territoire, avec des retombées économiques importantes, autant sur la période de construction que pendant  l’exploitation, en particulier pour le sud-est agenais.

Quidam l’Actu : À quel point cette fin de printemps constitue un moment décisif pour la candidature de Golfech ?

Olivier Grima : En sport, on dirait qu’on est dans le money time. C’est maintenant que tout se joue. Après le travail de fond mené ces derniers mois avec des groupes de travail, nous finalisons les derniers détails du dossier territorial. Il devrait être envoyé avant l’été. Il se murmure qu’au sommet de l’État, il y a une volonté d’aller très vite avec des annonces possibles dès cet automne. C’est un moment fort, de concrétisation.

Quidam l’Actu : Quels sont les principaux enjeux pour les collectivités ?

Olivier Grima : Le chantier va mobiliser des milliers de personnes et l’exploitation future génèrera environ 1000 emplois nouveaux. C’est considérable. Il ne faut pas avoir peur de cela mais au contraire y voir une opportunité. Pour profiter des retombées, toutes les forces doivent être mobilisées afin de répondre à tous les enjeux. On doit par exemple s’assurer de pouvoir disposer d’un nombre de logements temporaires et définitifs suffisant. Le sujet de la formation, assez complexe, pourra aussi être abordé en se positionnant par rapport à des besoins précis.

Quidam l’Actu : Sur un dossier comme celui-ci, les échelles de temps sont très longues. Comment l’abordez-vous en tant qu’élu pour un mandat de six ans ?

Olivier Grima : C’est très exactement le sens de notre mission. Être élu, c’est penser loin. C’est de cette façon que l’on peut dynamiser son territoire. Camélat, l’échangeur autoroutier, le TAG sont des exemples de dossiers de longue haleine qui s’avèrent structurants pour des décennies. Ça dépasse de loin un budget ou même un mandat. Aujourd’hui, dans mon portefeuille de priorités, il y a la LGV, l’extension de l’Enap et bien sûr l’EPR2.

Quidam l’Actu : Quelles sont les chances de Golfech selon vous face à ses concurrents, notamment le Blayais en Gironde ? 

Olivier Grima : Le match semble effectivement se jouer entre la centrale du Blayais et nous, et je pense qu’on est très bien placé. Je crois en nos chances pour plein de raisons. Le site s’y prête en foncier et sur le plan technique, il y a des espaces pour accueillir de nouveaux logements… Et notre concurrent n’affiche pas de point particulièrement saillant pour faire la différence. Toujours en notre faveur, une implantation géographique pour acheminer de l’électricité plus au Sud. La capacité des élus à montrer une grande détermination sera néanmoins prépondérante.

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