Économie : l’Écopole, futur poumon économique villeneuvois, se dessine

L'agglomération villeneuvoise (CAGV) accélère la création de sa nouvelle zone d’activité baptisée Écopole, dédiée à l'agroalimentaire et à l'économie circulaire. Un aménagement foncier majeur pensé pour doper l'attractivité du territoire.

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Il y a trente ans, l’Agenais voyait naître l’Agropole. Un essai transformé en l’un des plus beaux récits de l’économie du Lot-et-Garonne. Et si l’histoire se répétait aujourd’hui dans le Grand Villeneuvois ? Avec la création de « l’Écopole », une nouvelle zone d’activité dont la vocation principale est l’industrie agroalimentaire et la valorisation de produits agricoles, le clin d’œil au passé est évident. Ce projet n’aura peut-être pas la même envergure, au vu des différences entre les deux bassins de vie, mais l’ambition ne manque pas du côté des élus de la CAGV.

« Je crois sincèrement que notre agglomération possède des atouts forts, encore insuffisamment connus, et surtout des atouts que l’on ne trouve pas forcément ailleurs. Notre responsabilité est maintenant de les valoriser et de créer les conditions pour que les entreprises aient envie de s’y installer et de s’y développer », estime Youcef Cherchari, nouvellement élu vice-président communautaire en charge du développement économique. 

Un projet lancé en 2016

Le dossier n’est pas tout à fait nouveau. Il remonte même à une décennie en arrière lorsqu’une étude « pré-opérationnelle » mettant plusieurs sites en concurrence (à Villeneuve, Bias et Saint-Antoine) et une première salve d’acquisitions foncières ont été engagées. Après une longue pause, marquée entre autres par un changement de gouvernance communautaire, les affaires ont repris en 2023 pour ne plus s’arrêter. Après plusieurs étapes administratives, l’Écopole entre dans la phase dite de concertation publique. 

Le site retenu s’étend sur un peu plus de 36 hectares, dont 93% sont déjà en possession de la collectivité. Il se situe le long de la D661 (rue Henri-Barbusse) entre la route et les berges du Lot, à proximité immédiate de la RN21, aux lieux-dits Grand-Pièce et Blaniac. Les autres zones industrielles de la commune sont voisines, de sorte à créer une certaine cohérence dans le tissu économique local.

De l’agro mais pas seulement

Reste maintenant à la peupler. « Le constat de croissance de certaines filières d’activité avec le degré d’anticipation nécessaire nous amène à un rythme de commercialisation de 2 à 3 hectares par an », indique Youcef Cherchari, visant ainsi une maturité à un horizon de dix ans. 

L’agroalimentaire et la valorisation agricole ne seront pas les seuls métiers représentés. L’économie circulaire y jouera aussi un grand rôle. La gouvernance communautaire prévoit aussi de la logistique et chaîne du froid, des services… L’Écopole se veut par ailleurs être un pôle d’innovation avec des entreprises en voie d’émergence, « prioritairement porteuses de création d’emplois et à fort potentiel économique ». 

« Cette zone est multidirectionnelle, d’un point de vue économique, d’un point de vue social et d’un point de vue développement durable. Elle répond à un contexte et est en phase avec l’actualité. Sur les agglos voisines, on parle d’investissements à hauteur de 90 voire 200 hectares. Là, on est sur 36 hectares. J’insiste : c’est maintenant qu’il faut agir, sinon on perdra de nombreux mois voire plusieurs années alors que c’est le moment d’avancer. On met en place aujourd’hui les réponses aux besoins de demain », estime le vice-président. 

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