Santé : quand l’art s’invite pour soigner les maux de l’esprit

Depuis le 5 octobre et jusqu'au dimanche 18, le Grand Villeneuvois s'engage pour les Semaines d'information sur la santé mentale. L'art sera cette année le grand vecteur pour libérer la parole.

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Pas de santé sans santé mentale. En France, on estime qu’au moins une personne sur quatre souffre de problèmes liés à celle-ci. Si le mois d’octobre est massivement associé à la couleur rose, il est également celui de cette vaste campagne nationale de sensibilisation. Le sujet, touchant à l’intimité, reste difficile à aborder et suscite encore des peurs. « Il y a une confusion avec la psychiatrie qui concerne les maladies psychiques, alors que ce domaine est beaucoup plus large et concerne chacun d’entre nous, chaque jour », précise Michèle Leick, coordinatrice du conseil local de santé mentale (CLSM) du Grand Villeneuvois et cadre de santé au centre hospitalier La Candélie.

La CAGV se montre particulièrement active sur la question, érigée en priorité de mandat par le maire-président Guillaume Lepers. Sur le terrain, cela se traduit par une véritable dynamique de réseau. Le territoire fonctionne de manière « décloisonnée », réunissant autour d’une même table les établissements médicaux, les structures médico-sociales, les collectivités, les professionnels de santé ou encore des acteurs de terrain, comme les bailleurs sociaux, au contact des publics les plus vulnérables. « On a un bassin de vie qui sait se coordonner et travailler ensemble. On va au-devant des personnes, avant la décompensation », souligne Michèle Leick, rappelant que le CLSM villeneuvois est cité parmi les meilleurs de l’Hexagone selon les relais français de l’Organisation mondiale de la Santé. Pour Yamina Kichi, vice-présidente de l’Agglomération en charge de la santé et ancienne médecin, il s’agit d’une problématique « éminemment politique », impactant directement de nombreux champs, y compris l’économie à travers l’absentéisme. « Absentéisme au travail mais aussi dans la sphère familiale avec là encore de lourdes conséquences dans certains cas », poursuit l’élue. 

Du musée à la prison

Après le sport et la nutrition l’an passé, la 37e édition choisit de s’ouvrir aux arts. L’art-thérapie part d’un principe simple : « Créer fait du bien au cerveau et améliore la capacité de traverser les épreuves », résume Michèle Leick.

La première quinzaine d’octobre se trouve ainsi jalonnée par une multitude d’événements sur le territoire. Parmi les temps forts, les SISM franchiront entre autres les murs du centre de détention d’Eysses pour des ateliers d’écriture, une initiative rarissime en France, illustrant la volonté de toucher le public le plus large possible. Le musée de Gajac proposera de la sophrologie au milieu des tableaux, tandis que la médiathèque liera littérature et psychotraumatisme. Par ailleurs, une grande soirée se tiendra le 15 octobre pour mettre en lumière le quotidien des personnes souffrant d’obésité à travers différentes expressions artistiques. Enfin, des ciné-rencontres autour du film d’animation Le Corset compléteront ce riche programme pensé pour fédérer.

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