Agen : la permanence du Rassemblement national de nouveau vandalisée

La permanence départementale du Rassemblement national a une nouvelle fois été la cible de dégradations dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 novembre, à Agen. Des inscriptions et des dessins ont été réalisés sur sa vitrine.

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©Photo Facebook Sébastien Delbosq

Pour la deuxième fois en moins d’un mois, la permanence agenaise du Rassemblement national a été prise pour cible. Ce jeudi 5 novembre, au petit matin, de nouvelles inscriptions recouvraient la vitrine du local situé rue Richard-Cœur-de-Lion, en plein centre-ville d’Agen. À la peinture noire et rouge, les auteurs ont notamment représenté des barreaux de prison, accompagnés des mots « CNews », « RN » et « Fascisme ». Une nouvelle dégradation survenue quelques heures avant une journée de mobilisation nationale, dont un rassemblement était prévu dans les rues de la préfecture lot-et-garonnaise.

Sur ses réseaux sociaux, Sébastien Delbosq, délégué départemental du Rassemblement national et conseiller municipal d’opposition à Agen, n’a pas tardé à réagir. « Jusqu’où et jusqu’à quand ? », s’interroge-t-il, avant de rappeler qu’il s’agit, selon son décompte, de la « sixième dégradation en moins de deux ans » et de la deuxième en un mois.

Une nouvelle plainte annoncée

Cette nouvelle affaire intervient moins de trois semaines après des faits similaires. Le 17 octobre dernier, en marge d’une précédente manifestation, la devanture du local avait déjà été recouverte de plusieurs inscriptions, parmi lesquelles « Assassins », « voleurs » et « fascistes ». Une plainte avait alors été déposée. Face à cette répétition, le responsable départemental du RN dénonce des actes qu’il considère comme des tentatives d’intimidation. « Voilà où nous en sommes : des locaux politiques régulièrement pris pour cible, des intimidations à répétition et des individus qui semblent agir en toute impunité », écrit-il.

Au-delà des dégâts matériels, Sébastien Delbosq entend également dénoncer une atteinte à l’expression politique de son mouvement. « Où sont les grands défenseurs de la démocratie et de la liberté d’expression, si prompts à s’indigner lorsqu’il s’agit des autres ? », lance-t-il. Ce dernier annonce qu’une nouvelle plainte sera déposée.

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