
Poignées de main appuyées, embrassades à la chaîne et sourire bien installé… Jean Dionis du Séjour n’a pas dérogé à ses habitudes pour son entrée en campagne. Vendredi soir, dans un local comble du boulevard Carnot, le maire d’Agen a officiellement donné le coup d’envoi de sa candidature à un quatrième mandat. Devant plusieurs centaines de soutiens, élus de l’Agglomération, figures départementales et militants de la première heure, l’édile a posé le décor. Une campagne qu’il veut « offensive mais responsable », ancrée dans le bilan et tournée vers l’action municipale plus que vers les postures idéologiques.
Socle de crédibilité
Avant toute projection, Jean Dionis du Séjour a tenu à rappeler ce qu’il considère comme la marque de fabrique de son action. « Une ville se juge sur ce qu’elle transforme réellement », a-t-il insisté, en énumérant plusieurs projets structurants menés à terme ou engagés. Le pont de Camélat, la requalification du parc Armand-Fallières ou encore les avancées du dossier de la LGV ont été présentés comme autant de preuves de continuité et de constance. Pour le maire sortant, l’attractivité d’Agen repose sur « des décisions prises dans la durée, parfois impopulaires sur le moment, mais utiles au territoire ». Sa ligne est claire : pas de promesses spectaculaires, mais des engagements mesurés. « La crédibilité, ce n’est pas ce qu’on annonce, c’est ce qu’on tient », a-t-il résumé.
Des projets adverses jugés irréalistes

Ce n’est qu’après ce rappel du bilan que Jean Dionis du Séjour a abordé le terrain de la confrontation politique. Sans jamais citer directement ses concurrents, il a néanmoins ciblé certains axes programmatiques qu’il estime déconnectés des réalités financières et juridiques. Sur les propositions sécuritaires portées par l’extrême droite, il a mis en garde contre « des annonces coûteuses sans financement identifié ». « Multiplier les effectifs ou imposer des mesures symboliques, cela a toujours un prix, et ce sont les habitants qui finissent par le payer », a-t-il averti. Concernant l’union de la gauche, il a dénoncé des logiques de gratuité généralisée et des positions nationales « difficilement compatibles avec la gestion rigoureuse d’une ville moyenne », évoquant le risque de déséquilibres budgétaires durables.
Ligne de modération revendiquée
Le maire sortant a résumé sa position en une formule sans ambiguïté : Agen ne doit céder ni aux extrêmes, ni aux expérimentations idéologiques. « La ville a besoin de stabilité, pas de coups de barre brutaux », a-t-il déclaré, défendant une majorité large allant « de la droite républicaine au centre gauche ». Il a également mis en avant le renouvellement annoncé de son équipe municipale, promettant « des visages nouveaux, des compétences diversifiées et une énergie collective ». Sa première adjointe, Clémence Brandolin-Robert, a d’ailleurs pris la parole pour confirmer cette volonté de rassemblement et de transmission.
Comparant la campagne électorale à une rencontre sportive, l’actuel maire estime que « la première période est derrière nous ». « Maintenant, il faut être solides sur nos bases et efficaces dans l’action », a-t-il lancé à ses soutiens. Le programme détaillé du candidat sera dévoilé le 31 janvier. La campagne, elle, est désormais pleinement lancée de sont côté.





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