Municipales à Agen : halle festive au Gravier, feria de la Garonne et culture accessible au menu de l’Union des droites

Halle festive au Gravier, feria estivale, culture accessible et nouveaux rendez-vous traditionnels : la liste Union des droites dévoile une vision offensive pour redonner à Agen son rang de « préfecture dynamique ».

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À quelques minutes d’inaugurer officiellement sa permanence de campagne au bord de l’avenue du Général-de-Gaulle, Agen en action a consacré une conférence de presse aux thématiques des festivités et de la culture. Autour de Sébastien Delsbosq, candidat tête de liste, Gwenaëlle Gilmant, encartée RN et pressentie adjointe aux festivités, Sandra Cabas, future adjointe à la culture en cas de victoire en mars, et Michaël Fargue (UDR47), ont détaillé un projet qui se veut à la fois populaire, accessible et structurant pour la ville. « Aujourd’hui, Agen est une ville dotée d’un fort potentiel et elle doit renouer avec son esprit de fête, de convivialité et de partage », ont affirmé les deux colistières.

Un panel de festivités

Première mesure phare annoncée : la construction d’une halle ouverte sur le site du Gravier, pensée comme un lieu de vie permanent. « L’objectif est d’offrir aux Agenais un lieu de rassemblement ouvert, parce qu’aujourd’hui la ville n’en dispose pas », insiste Gwenaëlle Gilmant. Marchés hebdomadaires, expositions, concerts, marchés nocturnes et soirées festives pourraient s’y succéder toute l’année. Un outil également pensé pour les commerçants, leur permettant d’exposer dans de bonnes conditions quelle que soit la météo. Un manque que Sébastien Delsbosq juge criant : « C’est hallucinant qu’Agen n’ait pas ça. »

Autre annonce structurante : la création, à partir de 2027, d’une Feria de la Garonne, appelée à remplacer les actuelles Fêtes d’Agen. « L’objectif, c’est d’inscrire Agen dans l’agenda des grandes fêtes populaires du Sud-Ouest », résume Gwenaëlle Gilmant. Programmée sur trois jours, le dernier week-end d’août, la feria proposerait bandas, bodegas, marchés, spectacles et feux d’artifice, le tout gratuit et ouvert à tous. Une volonté assumée de rompre avec le modèle actuel : « On est sur une fête où les gens paient un ticket pour voir un spectacle et repartent. Ce n’est pas une fête populaire », tranche Sébastien Delsbosq, qui assume un recentrage plus local et plus traditionnel : « Peut-être moins de grands noms, mais plus Sud-Ouest. Moi, j’assume, je suis gascon. »

Au-delà de l’été, la liste entend structurer un calendrier annuel de grands rendez-vous : fête du terroir lot-et-garonnais, marché de Noël « féérique et d’envergure régionale », célébration renforcée de la Libération d’Agen le 19 août, et marchés gourmands hebdomadaires en juillet et août. « Il y a une vraie demande pour ça à Agen », affirme le candidat, soulignant les retombées possibles pour les commerçants du centre-ville.

Sortir de l’élitisme, élargir les publics

Déléguée à la culture, Sandra Cabas a défendu une ligne claire : « Notre credo sera de faire en sorte que la culture soit accessible à tous et non élitiste. » Infirmière en santé mentale, sans parcours politique préalable, elle explique son engagement par une conviction personnelle. Parmi les mesures annoncées figure une refonte de la politique du Conservatoire, avec un effort sur des tarifs jugés trop élevés : « 325 euros en moyenne, contre 166 euros à Montauban ou 175 euros à Pau. On doit faire mieux. » La liste souhaite également introduire la réalité virtuelle au cœur de la ville, via un partenariat public-privé, notamment pour les jeunes et les scolaires. Autre nouveauté : la création d’une Semaine littéraire annuelle, consacrée à un auteur français, associant expositions, théâtre et travail pédagogique avec les écoles.

Enfin, les Rencontres Michel-Serres seraient conservées mais profondément transformées. « Aujourd’hui, ce serait mentir que de dire que c’est accessible à tous. C’est relativement élitiste », reconnaît Michaël Fargue, qui souhaite en faire « un vrai lieu d’échanges, de débats philosophiques et démocratiques ».

L’ambition assumée

Au fil des échanges, un constat revient. Agen aurait perdu son rang et son identité. « Les gens arrivent en pensant trouver une ville du Sud-Ouest festive. Et ils ne trouvent pas les bandas, pas les grandes fêtes. » Pour Agen en action, la reconquête passe par des projets concrets et populaires. « Ce sont des choses qui se font partout ailleurs, qui fonctionnent et qui ne se font pas à Agen », conclut Sébastien Delsbosq. Un programme qui entend replacer la fête et la culture au cœur de la cité, comme leviers de dynamisme, d’attractivité et de fierté locale.

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