Cité Rodrigues à Agen : un défaut dans les conduits à l’origine du long arrêt des chaudières

La panne de chauffage et d’eau chaude de 340 logements à la cité Rodrigues est due à une mauvaise jonction des conduits de chaudières. Agen Habitat engage des démarches et met en place des mesures pour les locataires.

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On entrevoit le bout du tunnel à la cité Rodrigues. L’épreuve hivernale touche enfin à sa fin. Depuis la mi-janvier, le chauffage et l’eau chaude sont de nouveau opérationnels dans la grande majorité des logements de ce quartier d’Agen, frappé de plein fouet par l’arrêt des chaudières collectives en décembre. Une coupure décidée en urgence après plusieurs intoxications au monoxyde de carbone, qui avait plongé près de 340 foyers dans une situation critique. Vendredi 16 janvier, Agen Habitat a confirmé la remise en service complète des installations pour l’ensemble du parc. Dans les faits, environ 300 logements ont été raccordés au réseau de chaleur urbain, tandis qu’une quarantaine d’appartements bénéficient encore de solutions transitoires, le temps que les derniers branchements soient réalisés. « L’objectif est que tous les logements soient définitivement connectés d’ici la fin février », assure Jean Dionis, maire d’Agen et président du bailleur social.

Une panne liée à un défaut de chantier

Les causes de cette crise prolongée ont désormais été établies. Les expertises judiciaires et techniques convergent : le problème provient d’une modification des conduits d’évacuation des chaudières. Initialement séparés, ils ont été rassemblés en un unique conduit au niveau des combles, entraînant un refoulement de monoxyde de carbone. « Cette anomalie a compromis la sécurité des installations et rendu nécessaire l’arrêt immédiat des chaudières », explique Jean Bizet, directeur général d’Agen Habitat.

Face à cette situation, Agen Habitat a annoncé qu’il allait engager des actions en responsabilité contre Seg-Fayat, le coordinateur du chantier. « Nous étudions toutes les voies pour obtenir réparation, y compris des demandes de dommages et intérêts pour le préjudice subi par les locataires et pour l’image de notre organisme », précise le président. Dans le même temps, les équipes techniques « poursuivent les interventions pour achever les raccordements au réseau de chaleur et garantir que le problème ne se reproduise plus. »

Mesures financières pour compenser le préjudice

Malgré le retour progressif du confort, les résidents gardent le souvenir de semaines difficiles. Les radiateurs électriques et chauffe-eau provisoires ont parfois peiné à compenser l’absence de chauffage collectif, et certaines installations temporaires ont été endommagées par le gel. « On a traversé des journées glaciales et des nuits sans eau chaude, c’était très éprouvant, surtout pour les enfants ». Les réunions publiques et les états des lieux permettent désormais aux familles de signaler d’éventuels dysfonctionnements et de suivre l’avancée des réparations.

Pour reconnaître l’inconfort subi, Agen Habitat met en place un ensemble de mesures compensatoires. Les locataires verront leurs loyers réduits de moitié sur la période sans chauffage collectif. « Notre objectif est de réparer le préjudice subi et de permettre à chaque foyer de retrouver une vie normale », souligne Jean Dionis. Par ailleurs, un chèque énergie sera distribué, calculé sur la base d’une indemnisation journalière correspondant aux coûts supplémentaires engendrés par l’utilisation de solutions temporaires.

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