Patrimoine : Église Sainte-Catherine : objectif messe de Noël 2026

La seconde tranche de travaux vient de s'achever, ouvrant la voie à une nouvelle qui marquera un tournant dans ce chantier puisqu'elle permettra de rouvrir les portes au public.

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L’église est l’incarnation du temps long. Des ouvrages séculaires pour une religion millénaire. Même les travaux de réfection paraissent lents à l’échelle d’un mandat politique pour les élus qui les portent. Ceux qui sont actuellement à l’œuvre du côté de Sainte-Catherine, en plein cœur de la bastide villeneuvoise, ne sont pas de simples « sparadraps » comme ce fut le cas par le passé d’après Dominique Monnoyeur, le directeur des affaires culturelles de la Ville. L’architecte du patrimoine Nicolas Calandre rappelle « l’état dégradé des couvertures, la nécessité d’intervenir sur les vitraux, un affaissement de la voûte, un encrassement des façades… » En bref, un vaste chantier qui a commencé à l’été 2024 et qui devrait s’achever, au mieux, en 2030. Mais cet an de grâce 2026 s’annonce comme une étape importante : celle de la réouverture partielle* au public à l’occasion de la messe de Noël. Si bien sûr le calendrier tient ses promesses. « Jusque-là, les délais sont parfaitement respectés, avec des travaux effectués dans les règles de l’art et dans le respect de l’enveloppe budgétaire », indique Dominique Monnoyeur, appuyé par le maire Gérard Régnier et l’architecte du projet. Au-delà des interventions sur l’édifice en lui-même, sur lesquelles nous reviendrons, les mois qui viennent permettront enfin de se plier aux règles strictes qui encadrent les ERP (établissements recevant du public). Cela implique une mise en sécurité incendie ainsi qu’un système de chauffage au sol. De quoi créer des conditions d’accueil dignes d’un lieu aussi emblématique.

Au tour de la sacristie et du chevet

Les deux premières tranches ont permis plusieurs avancées majeures. Entre la pose de poutrelles métalliques pour soulager la voûte, la reprise complète de la couverture et la pose d’un système d’écoulement des eaux (tuiles talon et gouttières neuves), un dispositif anti-pigeons ainsi que le traitement des façades et baies hautes de la nef, l’église s’est offert une belle cure de jouvence. La suite du menu reste copieuse. Les artisans s’attaquent maintenant à la réfection des façades, des toitures et des verrières de la sacristie et du chevet côté nord. C’est d’ailleurs là, rue Ozanam, que les échafaudages prendront place dans les mois prochains. « Au niveau de la perception visuelle, ce ne sont peut-être pas des travaux très spectaculaires mais ils n’en demeurent pas moins indispensables, en particulier du point de vue sécurité », note Nicolas Calandre.

Pour la municipalité, ce chantier, intégré au plan pluriannuel d’investissement, pèse environ 500 000 euros tous les ans. Le niveau de subvention, à l’exception de quelques postes spécifiques, atteint environ 80%.

*Si les visiteurs pourront bel et bien retourner à l’intérieur de l’église, certaines parties resteront inaccessibles du fait de certaines opérations de travaux localisées.

Infos //

La campagne de dons auprès de la Fondation du patrimoine reste ouverte. Un peu plus de 37 000 € ont déjà été récoltés sur un objectif de 100 000 €.

Infos sur www.fondation-patrimoine.org/100723

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