
Cela fait « une grosse année » que Frédéric Barberis-Giletti mûrit son engagement. Autour de lui, un collectif s’est progressivement constitué, porté par le bouche-à-oreille et les échanges du quotidien. « C’est un groupe intergénérationnel, avec un panel représentatif de la population, une moyenne d’âge de 49 ans », souligne le candidat. La liste rassemble aussi bien des familles estillacaises de longue date que de nouveaux habitants, avec une volonté affichée de renouvellement. Responsable d’un site industriel spécialisé dans la gestion des déchets, Frédéric Barberis-Giletti revendique une expérience professionnelle fondée sur l’équilibre entre « exigence environnementale, performance économique et engagement humain ».
Transparence et finances au cœur du projet
Premier axe fort du programme : la gestion des finances communales. « On est sûrs que l’utilisation des fonds publics doit être plus soutenue et vérifiée par la population. Toutes les décisions doivent être prises dans la transparence », insiste-t-il. La liste souhaite notamment interroger des projets municipaux jugés inachevés ou insuffisamment concertés. « De l’argent public est mal utilisé et l’endettement de la commune n’est pas bon. » L’équipe entend proposer des projets chiffrés et les soumettre aux habitants : « On va vous poser des questions : selon vous, est-ce utile de le faire ? Après tout, on peut toujours passer à côté de quelque chose. »

Les questions de sécurité font également partie des préoccupations remontées par les habitants. « Des citoyens nous ont fait remonter des problèmes. Aujourd’hui, on est sur une police pluricommunale qui gère 14 000 personnes, sans rendre de comptes en local », déplore le candidat. Il plaide pour une présence dédiée à Estillac, « pour la commune, qui tourne en permanence ».
La liste propose aussi de découper Estillac en quatre quartiers, chacun suivi par un élu référent. Tous les deux mois, ces élus iraient à la rencontre des habitants pour faire le point sur les problématiques locales, notamment en matière de sécurité, de cadre de vie et de voirie… Frédéric Barberis-Giletti regrette de ce fait « une concentration des projets de la municipalité sur le centre-bourg ».
Des manques pointés
Sur le volet scolaire, Frédéric Barberis-Giletti dénonce une situation « non conforme aux normes », citant l’absence de sas d’entrée, des clôtures inadaptées et des classes de maternelle non climatisées, qu’il souhaite traiter en priorité. Il pointe aussi le manque d’équipements pour les enfants, notamment l’absence de terrain de foot, et plaide pour une offre sportive plus diversifiée face aux effets attendus de la future LGV. Enfin, plusieurs projets sont jugés insuffisamment concertés, comme l’usage de la salle multi-activités ou l’extension de la maison de santé, fréquentée à seulement 15 % par des locaux. « Il faudrait la remplir avant de l’agrandir », conclut-il.
Pour faire connaître ses propositions, la liste Pour Estillac, ensemble construisons demain mise sur ses pages éponymes sur les réseaux sociaux, des distributions dans les boîtes aux lettres et l’organisation de réunions publiques, « avant le premier tour, entre les deux tours, ou les deux ». Un objectif résume la démarche : « On veut écouter les gens. Il y a un manque d’écoute à Estillac. »





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