Social : L’UNA 47 veut prendre soin de ses aides à domicile, jusque dans leur panier alimentaire

Le réseau d'aide à domicile multiplie les initiatives à destination de ses 748 salariés engagés dans une profession essentielle mais trop peu valorisée.

0 Shares

Depuis quatre ans, le 17 mars marque la journée nationale de l’aide à domicile. Une reconnaissance symbolique pour un métier souvent éclipsé mais sans lequel le maintien des personnes en perte d’autonomie dans leur logement serait tout simplement impossible. L’UNA 47 emploie un peu plus de 800 personnes, dont 748 sur le terrain, au chevet des patients bénéficiaires. Le réseau, présidé par Françoise Marescq et dirigé par Edwin Berlucchi, a donc voulu que cette date ne soit pas juste une appellation sur le calendrier mais l’occasion d’apporter du concret à ce personnel dévoué, composé à 98% de femmes (d’où l’utilisation du féminin dans cet article). Dans plusieurs villes du département, l’UNA 47 a organisé des ateliers. « Au quotidien, elles prennent soin des autres. Il était important qu’elles puissent aussi être chouchoutées, qu’elles puissent prendre soin d’elles-mêmes », souligne Edwin Berlucchi. Un peu d’aromathérapie, de réflexologie ou encore la confection naturelle de produits antidouleurs, quelques petits cadeaux offerts par des partenaires de la structure… « Chaque année, on essaiera de varier les lieux et les thématiques mais cette notion de bien-être nous tient à cœur », ajoute le directeur, soucieux de pouvoir associer à ces temps de détente un maximum de salariés tout en assurant la continuité de service.

Un partenariat avec Solidrive

Prendre soin, c’est aussi une question de santé et de portefeuille. Ce n’est un secret pour personne, l’aide à domicile n’est pas la profession la mieux rémunérée du pays. « Nous cherchons tous les moyens d’amélioration du pouvoir d’achat à notre portée », indique le directeur de l’UNA 47. C’est en ce sens qu’un partenariat s’est noué avec Solidrive. En prenant en charge la moitié des coûts d’adhésion, le réseau donne un accès privilégié à « la supérette associative antigaspi solidaire ». À ce jour, deux points de vente existent : le premier cours Victor-Hugo à Agen (prochainement déplacé place Pelletan) et le second à Foulayronnes. Un troisième doit ouvrir prochainement à Saint-Hilaire-de-Lusignan, commune dépourvue de marché et de commerce alimentaire. « Le concept ne se limite pas aux seuls bénéficiaires des minima sociaux. Les actifs, les étudiants, les retraités et les demandeurs d’emploi sont aussi les bienvenus », affirme Amandine Ferezin, directrice de Solidrive. Trois types d’offres tarifaires sont proposés. Le tarif « solidaire », ouvert à tous, donne accès à des produits environ 10% en dessous des prix du marché. La marge générée permet notamment de financer les tarifs « tremplin » (jusqu’à -70%, une année seulement) et « réduit » (-50%) réservés aux personnes un peu plus précaires financièrement. Certaines de ces denrées proviennent de dons, d’autres sont directement achetées avec une logique de circuit court, en particulier sur le frais. Avec l’appui de l’Agrotec, les produits périssables peuvent même être transformés. « Nous partageons beaucoup de valeurs avec Solidrive, y compris dans la tenue d’ateliers thématiques créant du lien social. Et si ça peut contribuer à faciliter le quotidien de nos salariés, cela vaut le coup d’œuvrer ensemble », conclut Edwin Berlucchi.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

15 + = 21