Société : Christophe Gleizes fait citoyen d’honneur de la Ville d’Agen

Le journaliste sportif injustement incarcéré en Algérie reçoit un soutien symbolique fort de la municipalité agenaise, montrant ainsi que cet enfant du pays n'est pas oublié par la population.

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Il y a un an, presque jour pour jour, le 29 juin 2025, Christophe Gleizes a été condamné par la justice algérienne à sept ans d’emprisonnement. Officiellement, il a été reconnu coupable d’« apologie du terrorisme » et « détention de publications à des fins de propagande portant atteinte aux intérêts nationaux ». Depuis, il croupit dans une geôle. Cette peine est aussi lourde qu’incompréhensible de notre côté de la Méditerranée. Car le jeune homme de 37 ans ne faisait « que » son travail de journaliste. Bien loin du terrorisme, c’est sur la Jeunesse sportive de Kabylie, un club emblématique localement où le footballeur camerounais Albert Ebossé a connu un destin tragique, que Christophe Gleizes était en train d’écrire. « Ces accusations, unanimement qualifiées d’infondées par Reporters sans frontières, la communauté journalistique internationale et l’ensemble des organisations de défense de la liberté de la presse, ont été confirmées en appel le 3 décembre 2025 par la cour de Tizi Ouzou. Christophe Gleizes est le seul journaliste sportif au monde emprisonné pour son activité journalistique », rappellent les élus de la Ville d’Agen.

Sa terre natale toujours mobilisée

Parce que le reporter est né ici, l’hôtel de ville arbore sur sa façade de la place Esquirol, depuis l’été, une bannière géante qui ne sera pas décrochée avant sa libération. Même engagement du côté du Conseil départemental. Le maire d’Agen Laurent Bruneau, en tant qu’avocat très porté sur le sujet des Droits de l’Homme, ne pouvait rester insensible à cette immense injustice. C’est ainsi qu’il a décidé, avec sa majorité, d’attribuer « la citoyenneté d’honneur de la Ville d’Agen à Christophe Gleizes » par une délibération officielle. Cette mesure hautement symbolique « entend réaffirmer solennellement les liens qui unissent notre ville à cet enfant du pays et sa détermination à défendre, en toutes circonstances, la liberté de la presse comme droit fondamental de toute démocratie ». Le combat pour lui permettre de rentrer à la maison se poursuit et rappelle à la population que l’oubli n’est pas une option. 

La mobilisation va bien au-delà du seul cercle agenais. Écoles de journalisme, clubs de Ligue 1, Fédération française de football et Ligue de football professionnel, communes, Départements et Régions… Toutes et tous réclament la même chose : une libération immédiate. La Fifa a même accordé à Christophe Gleizes une accréditation pour la Coupe du monde 2026.

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