Les épisodes de canicule continuent de produire leurs effets. Cette fois, c’est la cité Rodrigues, à Agen, qui se retrouve au cœur des préoccupations. Dans un courrier adressé au président d’Agen Habitat, le maire Laurent Bruneau demande l’ouverture d’une expertise technique indépendante après avoir reçu, lundi 6 juillet, une délégation de locataires dénonçant des températures particulièrement élevées dans leurs appartements.
Selon les habitants, plusieurs logements, notamment ceux situés sous les toitures, sont devenus difficilement supportables lors des fortes chaleurs. Les témoignages recueillis évoquent des nuits éprouvantes, l’impossibilité de rafraîchir les logements malgré une aération nocturne et, pour certains résidents, l’obligation de quitter temporairement leur appartement pour trouver un peu de fraîcheur.
Les locataires ont également présenté au maire plusieurs relevés de température. L’un faisait état de 30,3 °C à 21 heures, le 26 juin dernier, tandis qu’un autre affichait 28 °C à midi, le 6 juillet. Ils affirment par ailleurs disposer de mesures réalisées avant la réhabilitation de la résidence, qui laisseraient apparaître une dégradation du confort d’été. « Sans constituer à eux seuls une expertise, ces éléments viennent objectiver les inquiétudes exprimées et justifient que toute la lumière soit faite sur cette situation », écrit Laurent Bruneau.
Une rénovation à près de 20M€ interrogée
Cette situation interpelle d’autant plus que la cité Rodrigues a récemment bénéficié d’une vaste opération de réhabilitation destinée notamment à améliorer les performances énergétiques des bâtiments et le confort des habitants. « Une rénovation énergétique ne peut être considérée comme pleinement réussie si elle améliore le confort d’hiver tout en dégradant significativement le confort d’été », estime-t-il, rappelant que les épisodes de canicule sont appelés à devenir plus fréquents et plus intenses.
Laurent Bruneau demande donc qu’une expertise technique indépendante soit engagée « dans les meilleurs délais ». Celle-ci devra mesurer le comportement thermique réel des bâtiments, analyser les conséquences des travaux réalisés, vérifier si les performances attendues sont bien atteintes, mais aussi identifier, si nécessaire, d’éventuels dysfonctionnements ou responsabilités.
Des mesures d’urgence attendues
En parallèle de cette expertise, le maire estime que « les habitants concernés ne peuvent rester plusieurs semaines, voire plusieurs mois, dans une situation aussi difficile alors que de nouveaux épisodes de fortes chaleurs sont susceptibles d’intervenir au cours de l’été », écrit-il.
Il demande ainsi à Agen Habitat d’étudier rapidement « toutes les mesures d’urgence et de court terme susceptibles d’améliorer concrètement les conditions de vie des résidents », avec une attention particulière portée aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, aux familles avec de jeunes enfants et aux personnes fragiles. L’élu rappelle qu’Agen Habitat avait su réagir rapidement lors de la panne des chaudières survenue l’hiver dernier et souhaite retrouver aujourd’hui la même capacité d’intervention.







Laisser un commentaire