Villeneuve-sur-Lot : Mattis Brageot, 11 ans, sur les traces d’une carrière en F1

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Le jeune prodige villeneuvois, qui réside aujourd’hui en Italie, fait partie des pilotes les plus talentueux de sa génération. Il fonde de grands espoirs pour la suite de sa carrière. 

Si l’on en juge par le classement du championnat 2026 de Formule 1, le meilleur pilote automobile au monde actuellement s’appelle Kimi Antonelli. L’Italien de 19 ans pourrait voir lui succéder, d’ici quelques années, un jeune Villeneuvois du nom de Mattis Brageot. Un fantasme teinté de chauvinisme régional ? L’hypothèse n’est en réalité pas si irréaliste que cela. Et c’est Antonelli lui-même qui nous le dit. Avec son père Marco, Kimi possède son propre team, AKM Motorsport, présent dans différentes filières et notamment en karting. Devinez qui fait partie de cette rampe de lancement pour jeunes talents ? Mattis Brageot.

À seulement 11 ans, ce dernier fait des étincelles. Dans une catégorie Junior où il affronte des ados qui ont, pour certains, trois ans de plus que lui, il se bat déjà aux avant-postes. Pole position, podium… Les performances notables de ces derniers mois laissent présager de très bonnes choses. Au milieu de la nébuleuse de compétitions qui s’offrent à lui, Mattis choisit de se focaliser sur les plus importantes, celles qui lui permettront de briller sur la scène internationale et que scrutent avec beaucoup d’attention les grands noms de la F1.

Un exil en Italie

Pour suivre son rêve, il a dû se résoudre à l’exil, dans une terre plus propice aux carrières motorisées. « Je vis désormais en Italie, près du lac de Garde en Lombardie. Je suis dans une école internationale avec d’autres jeunes pilotes de kart comme moi. On doit être un peu plus d’une vingtaine. Là-bas, ils font tout pour nous aider », explique Mattis, tout aussi fier de ses résultats en classe qu’en piste. Une bonne chose car c’est bien sur ce second terrain qu’il passe le plus clair de son temps. Les courses s’enchaînent presque chaque week-end. Et quand ce n’est pas le cas : entraînements ou séances de test pour le constructeur Parolin qui l’accompagne. « C’est un autre rythme de vie, au milieu des circuits », sourit-il. 

Même si la quête du Graal à quatre roues ne le quitte jamais vraiment, le Villeneuvois garde les pieds sur terre avec une maturité très surprenante à son âge. « Je me consacre surtout à l’instant présent, à ce que je peux faire ici et maintenant. Chaque chose en son temps. Il ne faut pas brûler les étapes », confie-t-il, conscient que la route vers la F1 est encore longue. Une chose en revanche lui semble certaine : « Quelle que soit l’issue, je me vois derrière un volant ! »  

Une famille de champions

Si le patronyme de Mattis ne vous est pas inconnu, c’est normal. Il n’est autre que le fils de Mikaël et Kathel Brageot, deux grands noms du pilotage, dans les airs cette fois. Mais Mattis n’a pas le ciel en point de mire. Lui, c’est plutôt l’asphalte et les points de corde. « Tout est venu un peu par hasard. Un copain d’aviation qui faisait du karting m’a tanné pour venir le voir courir. Pendant le Covid, on avait un peu de temps, c’était à Layrac, alors on y est allés. Jérôme et Candy (ndlr, les gérants du circuit) ont été très sympas et ont permis à Mattis de rouler, avant de le prendre sous leur aile. Il avait 5 ans et demi à ce moment-là. Ça a été le déclic », raconte son père. Avec l’esprit de compétition qui caractérise la famille Brageot, l’engagement fut entier et l’est encore aujourd’hui. « On lui a dit qu’on était OK pour le suivre. Mais si on le fait, on le fait à fond ! », poursuit Mika. En plus d’être un sport financièrement onéreux malgré le soutien d’une équipe et d’un constructeur, le karting implique aujourd’hui une vie à l’étranger. « On a acheté une maison en Italie, près de son école et de l’usine pour laquelle il roule afin de rester le souvent possible avec lui. Il a fallu complètement réorganiser notre façon de vivre », concède-t-il. Mais comme papa et maman, Mattis affiche une passion contagieuse. Le sacrifice en vaut donc la chandelle.

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