Reden : l’usine de Roquefort ferme mais sans menace sur le siège

L'entreprise photovoltaïque agenaise annonce la fermeture de sa filiale Reden Industrie, qui emploie à ce jour neuf personnes, faute de compétitivité.

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Comme l’ont révélé nos confrères de La Dépêche du Midi, le groupe Reden confirme être contraint de fermer son usine d’assemblage située à Roquefort. En attendant une communication officielle, l’entreprise trouve cette situation « regrettable » mais doit tout de même s’y résoudre. En cause : « une activité structurellement déficitaire » depuis plusieurs années déjà, comme en témoigne une baisse progressive des effectifs. Les 4,5 millions d’euros investis en 2024 pour moderniser la ligne de production n’ont pas permis d’inverser la tendance. Au total, neuf personnes sont concernées par cette fermeture. La direction de Reden a déjà engagé un processus de « reclassement » pour ces collaborateurs, privilégiant la voie interne quand celle-ci est possible. Quoi qu’il en soit, l’entreprise promet « un accompagnement » pour tous. Quelques-uns de ces salariés ont connu les débuts de l’usine en 2009. Elle fut « déterminante » dans le développement de filières comme l’agri-voltaïsme.

La force de la concurrence asiatique

« L’industrie photovoltaïque européenne fait face à une concurrence très féroce. L’écart de compétitivité par rapport aux acteurs asiatiques devient trop important. Cela ne nous laissait aucune autre porte de sortie économiquement raisonnable. Cela faisait pourtant partie de notre ADN », indique-t-on en interne. Les programmes européens et français (Net zero industry act, Industrial accelerator act ou encore le Pacte solaire) n’ont pas encore produit d’effets suffisamment significatifs pour défendre une production sur le Vieux continent et dans l’Hexagone. Le fleuron lot-et-garonnais est loin d’être un cas isolé.

Les 130 emplois du siège préservés

En dépit de cette cessation d’activité actée cette semaine, Reden ne compte pas abandonner son siège agenais, où travaillent environ 130 personnes. « De ce côté-là, rien n’est remis en cause. Le développement se poursuit. Nous avons même des recrutements prévus sur certains postes clés », glisse l’entreprise. L’engagement sur les quatre marchés stratégiques que sont la France, l’Italie, l’Espagne et l’Allemagne reste total et de nouveaux projets continuent à voir le jour. « On essaie simplement de s’adapter à un environnement économique qui évolue beaucoup. » Des réflexions vont s’engager sur la reconversion de la partie usine, adossée au siège.

ⓒ Crédit photo : Simon Abiker – Reden

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