Le centre villeneuvois de formation à distance résout « un tracas administratif » en s’associant avec l’Université Bordeaux-Montaigne pour les prochaines années.
Au début du mois de juin, la Communauté d’agglomération du Grand Villeneuvois apprenait avec surprise le désengagement de l’Université de Bordeaux dans son Campus connecté. Une situation préjudiciable puisqu’un partenariat de ce genre est une condition sine qua non à la labellisation et donc à la poursuite d’activité. Déjà à l’époque, élus et responsables de la structure se voulaient tout de même rassurants. À raison puisque la CAGV vient d’officialiser une nouvelle collaboration, cette fois avec l’Université Bordeaux-Montaigne (UBM)*. La fin d’un court feuilleton mais surtout le début d’une nouvelle ère. « Pour être franc, il s’agissait surtout d’un tracas administratif », confie le directeur Jonathan Chibois. Il faut dire que le Campus connecté de Villeneuve-sur-Lot était particulièrement performant : numéro un en Nouvelle-Aquitaine et sur le podium au niveau national. Sur la période 2025–2026, pas moins de 69 étudiants ont été accompagnés, un nombre en progression chaque année. Il aurait ainsi été dommage de voir l’aventure s’arrêter en si bon chemin.
Une dynamique derrière le projet villeneuvois
« Cet épisode nous aura permis de confirmer une chose : le soutien de nos partenaires institutionnels. Dès le début, les services de l’État se sont mobilisés à nos côtés. Le rectorat a pris le dossier à bras le corps. La Région, le ministère de l’enseignement supérieur et la Banque des Territoires ont été présents. On a senti une véritable dynamique derrière nous. Cela fait qu’on en ressort encore plus renforcés », analyse Jonathan Chibois. L’élue municipale et communautaire Béatrice Vaquier y voit même « une chance » : « S’appuyer sur un nouvel acteur nous apportera probablement une vision encore plus large de ce que nous proposons à nos étudiants », souligne-t-elle.
Un beau partenaire
UBM n’était pas la seule sur les rangs. L’Université de Limoges avait déjà montré des marques d’intérêt pour le dispositif villeneuvois dont le succès inspire. Cependant, Bordeaux, le centre névralgique de l’Académie, avait un peu plus de sens. « L’Université Bordeaux-Montaigne est notamment réputée pour son engagement en faveur de l’enseignement à distance. Elle aura sûrement beaucoup de choses à nous apporter », indique Jonathan Chibois. Un point qui donne déjà des pistes de réflexion pour la suite. « Nous avons envie de tisser des liens forts avec cette très belle université, de développer de nouveaux projets avec eux », avance Béatrice Vaquier. En attendant de futures évolutions, la prochaine rentrée se fera dans les mêmes conditions que la précédente, avec une offre de formation au moins aussi dense, sinon plus, et un accompagnement toujours aussi personnalisé. Les inscriptions se poursuivront jusqu’à la fin du mois de septembre.
*En 2014, une fusion sous l’entité Université de Bordeaux a été actée. Les départements Bordeaux 1, 2 et 4 ont accepté ce regroupement mais Bordeaux 3 (plutôt spécialisée dans les lettres, les langues, les sciences humaines, les arts, l’histoire et la géographie) a choisi de rester autonome et de prendre l’appellation Université Bordeaux-Montaigne.







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