Cela fait partie des organes discrets mais prépondérants dans le fonctionnement des collectivités locales dans notre département. Dans un environnement complexe et mouvant, le Centre de gestion (CDG 47) met à disposition des élus ses compétences, ses ressources et son expertise dans de nombreux domaines. On parle ici d’une équipe de 76 agents, susceptibles d’intervenir auprès d’administrations de toutes tailles, partout en Lot-et-Garonne, sans jamais entrer dans des considérations politiques. La gouvernance, renouvelée après les élections municipales, incarne cette approche. « Parvenir à monter une liste d’union respectant toutes les sensibilités, toutes les tailles de communes ainsi que tous les territoires est une très belle victoire. On se met à l’abri de toute influence politique, c’est une forme d’indépendance et d’autonomie », se réjouit Christian Delbrel. Déjà élu président en 2020 pour succéder à Jean Dreuil, le Cassipontin est ainsi reconduit à l’unanimité pour un second mandat avec, à ses côtés, quatre vice-présidents : Jean-Louis Costes (Fumel), Christophe Courrègelongue (Virazeil), Philippe Maurin (Saint-Hilaire-de-Lusignan) et Ludovic Biasotto (Lavardac). Une composition équilibrée géographiquement et transpartisane pour aborder cette nouvelle parenthèse de six à sept ans pendant laquelle les chantiers seront nombreux avec des échéances importantes.
Audits et enquêtes administratives
Qui dit nouveau mandat dit forcément nouveaux élus, fraîchement propulsés aux responsabilités et notamment dans un rôle d’employeur territorial, sachant que le Lot-et-Garonne recense quelque 8300 agents. « Nous devons être là pour pouvoir les accompagner, les guider et les conseiller quand ils en font la demande. Nous avons fait un premier effort de sensibilisation avec quatre réunions dès le mois de mai, et nous le poursuivons quotidiennement depuis », assure Christian Delbrel. Même pour les plus aguerris, les questions de ressources humaines, de santé et de sécurité au travail restent pointues. Aux sollicitations « courantes » s’ajoutent parfois des requêtes plus spécifiques. « On peut être appelés à mener des audits ou des enquêtes administratives indépendantes », révèle le président. L’un des dossiers marquants de ces derniers mois reste la note demandée par le maire d’Agen Laurent Bruneau sur un scénario de « démutualisation » avec l’Agglo et délivrée avant ce fameux troisième tour.
L’enjeu du renouvellement des secrétaires de mairie
La suite arrive vite. En décembre prochain, les élections pour désigner les futurs représentants du personnel seront marquées par une généralisation du vote électronique. Un défi de plus pour le CDG 47 en vue de créer les meilleures conditions pour le déroulement de ces scrutins si importants pour le dialogue social à venir.
Autre enjeu majeur : la formation. Le Centre de gestion pilote, avec plusieurs partenaires institutionnels, un authentique diplôme universitaire CTMR (Carrières territoriales en milieu rural) ainsi qu’un parcours professionnalisant « Segema ». « D’ici 2030, on aura perdu un tiers des secrétaires de mairie. Ce sont elles, car ce sont essentiellement des femmes, qui tiennent la boutique de nos petites communes. C’est un vivier qu’il faut renouveler. Depuis la mise en place du diplôme, treize promotions se sont succédé avec un taux de retour à l’emploi pérenne de 90%. C’est l’une de nos fiertés », salue Christian Delbrel. Attractivité de la fonction publique territoriale, nouvelles attentes managériales et technologiques, gestion de la montée des tensions au travail et de l’absentéisme, anticipation de l’usure professionnelle, responsabilité des élus, montée en puissance de l’intelligence artificielle… Les défis dont il faudra s’emparer seront multiples.







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