Agenais : au MIN, la nouvelle cuisine centrale veut rapprocher les repas des producteurs locaux

Implantée au Marché d'intérêt national de Boé, la nouvelle cuisine centrale a été inaugurée. Conçue pour produire jusqu'à 1,2 million de repas par an, elle entend répondre aux besoins des collectivités tout en renforçant les circuits courts et l'approvisionnement local.

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Après plus de soixante-dix ans de service et un an de travaux, l’ancienne cuisine centrale d’Agen, construite en 1955, laisse définitivement la place à un équipement nouvelle génération. Inaugurée le 17 juillet sur le site du Marché d’intérêt national (MIN) de Boé, la nouvelle cuisine centrale de l’Agglomération d’Agen doit désormais assurer la préparation des repas destinés aux écoles, aux crèches, aux accueils de loisirs ainsi qu’aux bénéficiaires des centres communaux d’action sociale des collectivités adhérentes.

Derrière ce nouveau bâtiment de 820 m² se cache un changement d’échelle. Dimensionné pour produire jusqu’à 7 000 repas par jour, soit près de 1,2 million de repas par an, l’équipement a été pensé pour accompagner les besoins actuels mais aussi les évolutions futures du territoire. « La précédente cuisine centrale était devenue obsolète », a-t-il été rappelé lors de l’inauguration par Jean-Marc Gilly, président de la Sologemin qui exploite le marché d’intérêt et 1er vice-président de l’Agglo. Ce nouvel outil doit désormais permettre de répondre aux attentes des 19 membres du groupement d’autorités concédantes coordonné par l’Agglomération d’Agen, tout en laissant la possibilité d’accueillir de nouveaux utilisateurs dans les années à venir.

Le choix du MIN

Si la nouvelle cuisine centrale a pris place au cœur du Marché d’intérêt national, ce n’est pas un hasard. Le site accueille déjà plusieurs hectares consacrés aux producteurs locaux, un atout que l’Agglomération souhaite mettre à profit pour développer davantage les circuits courts.

Lors de l’inauguration, les élus ont rappelé que « l’un des engagements majeurs de ce contrat porte sur l’approvisionnement local, qui va plus loin que les exigences de la loi Egalim ». L’objectif affiché est d’augmenter progressivement la place des productions locales dans les repas servis aux enfants et aux usagers de la restauration collective. « À terme, la part des produits locaux devrait atteindre 45 %, contre environ 35 % aujourd’hui. Les fruits et légumes devront être issus du Lot-et-Garonne tandis que les viandes et volailles seront privilégiées auprès d’élevages du département et des territoires limitrophes », poursuivaient-ils.  L’implantation au plus près des producteurs doit permettre de renforcer les liens entre agriculture locale et restauration collective, tout en sécurisant les approvisionnements.

Confiée au cabinet lot-et-garonnais Marraud Architecture et Ingénierie, la réalisation du bâtiment a été pensée pour conjuguer efficacité de production, confort des salariés et exigences environnementales. Les espaces ont été organisés selon le principe de la « marche en avant », afin d’assurer un cheminement logique des denrées et d’éviter tout croisement entre les différents flux. Une légumerie traditionnelle, des espaces de préparation spécialisés ainsi que des zones de stockage complètent l’installation.

« Nous sommes engagés pour servir une alimentation saine, responsable et durable », a également souligné le délégataire Elior lors de l’inauguration. Cette ambition se traduit notamment par le recours à des bacs inox réutilisables en remplacement des anciennes barquettes plastiques, l’installation de panneaux photovoltaïques, des voiries drainantes ou encore un éclairage extérieur à faible consommation.

Un investissement de 5,8M€ //

Réalisée dans le cadre de la délégation de service public attribuée à Elior jusqu’en août 2036, la nouvelle cuisine centrale représente un investissement de 5,8 millions d’euros. Selon l’Agglomération, cette bonne maîtrise du chantier a permis de dégager près de 440 000 euros d’économies, qui devraient être répercutées sur le coût des repas lors d’un prochain avenant au contrat. À ce jour, la part liée à cet investissement représente 0,46 euro hors taxes par repas pour les collectivités membres du groupement.

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