Evénement : la Blonde d’Aquitaine revient à Agen pour un week-end XXL

Vingt-huit ans après sa dernière édition agenaise, le concours national de la Blonde d’Aquitaine revient au berceau historique de la race, du 4 au 6 septembre. Près de 500 animaux sont attendus au Marché aux bestiaux. 

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Il faudra sans doute s’habituer, durant trois jours, à voir les allées du Marché aux bestiaux d’Agen occupées par quelques-unes des plus belles Blondes d’Aquitaine de France. La race bovine emblématique du Sud-Ouest sera à l’honneur pour son concours national. L’événement revient donc en Lot-et-Garonne avec la volonté de réunir les éleveurs, mettre en valeur leur travail et ouvrir largement les portes au grand public.

« C’est une grande fierté de recevoir ce concours », souligne Karine Duc, présidente de la Chambre d’agriculture de Lot-et-Garonne. Pour l’organisme consulaire, l’événement représente une importante mobilisation, mais aussi une occasion de montrer le savoir-faire des éleveurs dans un contexte agricole qui reste difficile. « Nous avons été convaincus qu’il fallait maintenir et tenir cet événement, permettre aux éleveurs de se retrouver et de faire une grande fête », insiste-t-elle.

Près de 500 animaux 

La réponse des éleveurs semble être à la hauteur des attentes. Environ 140 élevages exposants, venus de 35 départements, présenteront près de 500 animaux. Des Pyrénées-Atlantiques, qui restent le premier département en effectifs de Blonde d’Aquitaine, jusqu’au Pas-de-Calais, à la Somme, la Moselle, au Finistère ou encore au Calvados, le concours aura une véritable dimension nationale. Sept éleveurs lot-et-garonnais participeront également aux différentes épreuves.

La mobilisation dépasse même les frontières. Des éleveurs et professionnels venus des Pays-Bas, d’Allemagne, du Luxembourg ou de Belgique sont attendus à Agen. Une présence qui n’a rien d’anecdotique pour Lionel Giraudeau, directeur de l’organisme de sélection Blonde d’Aquitaine. « Agen reste un symbole particulier », rappelle-t-il. Lorsque la race a commencé à s’exporter vers l’Europe puis vers l’Amérique du Nord et du Sud, « c’est bien à l’origine le troupeau lot-et-garonnais » qui a servi de référence à de nombreux éleveurs étrangers.

Le Vase de Sèvres en point d’orgue

Les premières épreuves débuteront dès vendredi matin, avec les concours et prix de sections de 8 h 30 à 18 h 30. Les animaux défileront ensuite en nocturne pour les prix de championnat. Samedi, les concours se poursuivront avec les prix de lots, avant une présentation génétique et une nouvelle vente de prestige.

Le dimanche sera consacré aux derniers challenges, avant le grand moment attendu à 15 h 30 : le défilé des animaux primés. À 16 h 30 sera remis le Vase de Sèvres, considéré comme le prix suprême de la Blonde d’Aquitaine.

« Le prix d’élevage, c’est un vrai travail d’éleveur », explique Lionel Giraudeau. Pour décrocher cette distinction, il ne suffit pas de présenter les plus beaux animaux : « L’éleveur doit notamment être à l’origine de leur naissance. » Une récompense qui vient donc saluer un véritable travail de sélection sur plusieurs années.

Autour du ring, installé au cœur du Marché aux bestiaux, plusieurs dizaines de stands présenteront les acteurs et les métiers liés à l’élevage. La Chambre d’agriculture y tiendra également un espace d’échanges pour les agriculteurs. Surtout, un marché des Producteurs de Pays « XXL » permettra de mettre en avant les productions locales, avec une vingtaine de producteurs pour la restauration et quatorze pour la vente à emporter.

Vendredi soir, après les concours, le marché se prolongera avec une initiation à la danse country puis une soirée animée par le DJ Balpores jusqu’à 2 heures du matin. Samedi, une soirée de gala réunira les éleveurs à Armandie. « Les animaux sont au cœur de l’événement », rappelle Karine Duc, mais tout autour, les organisateurs veulent faire vivre le savoir-faire et les réalisations des producteurs lot-et-garonnais. « Ce sont des bêtes qui sont finalement le fruit d’un travail de sélection de très nombreuses années, de plusieurs générations même », rappelle Karine Duc. Derrière le spectacle des concours et les animaux soigneusement préparés se trouve donc aussi une démonstration du travail quotidien des éleveurs. Et, pour la Chambre d’agriculture, l’espoir que ces trois jours puissent faire naître quelques vocations.

Un retour aux sources pour la race //

Car si la Blonde d’Aquitaine est aujourd’hui implantée dans de nombreuses régions françaises et à l’étranger, son histoire reste intimement liée au Lot-et-Garonne. La race est née en 1962 de la fusion de trois populations bovines, dont la Garonnaise. Et pendant plus de vingt ans, de 1962 à 1984, les concours spéciaux de la race se sont presque systématiquement tenus à Agen. « Agen et la Blonde d’Aquitaine, c’est une histoire particulière », résume Lionel Giraudeau. Le retour du concours national dans le département tient donc autant à cette histoire qu’aux infrastructures disponibles au Marché aux bestiaux et au savoir-faire de la Chambre d’agriculture dans l’organisation d’un tel rendez-vous. Pour les professionnels, l’enjeu dépasse toutefois le simple classement. Les animaux présentés sont le résultat de plusieurs générations de sélection. Le concours doit ainsi permettre de mettre en avant les qualités morphologiques et génétiques des meilleurs reproducteurs, mais aussi le travail réalisé par leurs éleveurs.

Renseignements //

Du 4 au 6 septembre

Marché aux bestiaux d’Agen. 

Entrée libre et gratuite

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