Centre-ville de Villeneuve-sur-Lot : des fermetures mais pas de résignation 

Au cours de l'été, plusieurs adresses du cœur de bastide villeneuvois ont été contraintes de baisser le rideau. Malgré cela, les protagonistes du quartier ne veulent pas tomber dans le pessimisme.

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Au moment de dresser le bilan de leur été 2026, les acteurs du centre-ville de Villeneuve-sur-Lot auraient aimé afficher un peu plus de couleurs. L’actualité met malheureusement en exergue des situations dommageables, comme les fermetures marquantes d’Etam, Carré Blanc, Colombus Café ou encore, plus récemment, le Bistrot Chez Moi. Déjà fragile, le tissu commercial urbain se serait bien passé de ces nouvelles. Lucides mais pas fatalistes, les entrepreneurs du quartier sont pourtant loin de se laisser abattre. « Déprimer seul dans son coin et se lamenter sur son sort ne fait pas avancer. Rien ne sert de se montrer trop négatif », avance avec philosophie Romain Cheviron, président de l’Union des commerçants et artisans villeneuvois (Ucav).  

Une conjoncture globale peu favorable

Le bijoutier-joailler de la rue des Frères Clavet rappelle plusieurs éléments de contexte. « On a excessivement souffert de la chaleur pendant la première moitié de l’été. Si l’on ajoute à cela les vacances tardives et les incendies, le mois de juillet a été plombé. Cela a clairement affecté les soldes qui perdaient déjà un peu de leur attrait avec la multiplicité des opérations commerciales en dehors de cette fenêtre. Et puis il y a tout le reste. On observe un climat de tension générale au niveau national. Les prix de l’essence et de l’énergie poussent les gens à faire très attention à leur portefeuille. Les étrangers semblent également avoir été un peu moins nombreux », analyse Romain Cheviron. Heureusement, le mois d’août, sans être un excellent millésime, s’est montré plus dynamique. « On a conscience de traverser une époque difficile avec une consommation en berne. On va faire le dos rond pour surmonter ces obstacles », enchaîne le président de l’Ucav avec détermination.

Des situations individuelles très différentes

Malgré cette conjoncture délicate, il ne faut pas voir les lâchers de rideau comme une menace planant sur tous les établissements. Les raisons qui y ont conduit certains sont très différentes d’un cas à un autre. « Il n’est pas seulement question de mauvaises performances économiques. Il y a des choix personnels, des stratégies de franchise, des départs en retraite et des échecs que l’on a bien du mal à expliquer car tout était réuni pour que ça marche. En face, on a aussi plein de belles boutiques qui tournent avec des gérants qui se mobilisent quotidiennement pour continuer à proposer une offre qualitative en ville », souligne Romain Cheviron, fier de la combativité et de l’abnégation dont font preuve nombre de ses confrères et consœurs. Le bijoutier se réjouit même de voir certains nouveaux venus s’épanouir dans la bastide.

Cap sur le Black Friday et Noël

C’est donc naturellement vers l’avenir que regarde l’Ucav. Pendant que certains préparent la rentrée scolaire, les commerçants ont déjà les yeux rivés vers les prochaines échéances stratégiques. Cela commencera à la fin du mois de novembre avec le Black Friday, immédiatement suivi par la ferveur de Noël avec son cortège d’animations. Une perspective plutôt positive. 

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