©Le guide du Lot-et-Garonne
Quidam l’Actu : Comment percevez-vous actuellement le commerce de centre-ville à Villeneuve-sur-Lot ?
Jean-Guy Tressera : La situation est pénible pour tout le monde. Je le vois dans mon activité professionnelle, c’est compliqué partout, quel que soit le secteur, et peut-être encore plus dans le monde agricole. Forcément, ça se ressent sur l’économie dans son ensemble. Mais en ne se focalisant que sur ce qui va mal, on en oublie tous les commerçants qui continuent à bien travailler. En dépit du contexte, il y a quand même eu du monde cet été, la fréquentation du marché a été bonne.
Quidam l’Actu : Face aux difficultés réelles que certains rencontrent, quelles solutions la municipalité peut-elle apporter ?
Jean-Guy Tressera : On se doit d’avoir une vision, de comprendre les changements qui s’opèrent dans la société, pas simplement à Villeneuve, et d’emmener les commerçants avec nous. Réciproquement, il faut rester à l’écoute et se remettre perpétuellement en question. Le mélange des générations au sein de l’équipe municipale permet de faire circuler et s’entrechoquer les idées. On ne reste pas les bras ballants à regarder les trains passer. On essaie de trouver des axes pour aider et transformer. Chaque décision ou projet aura ses avantages et ses inconvénients. C’est toujours une question de curseur et d’équilibre, comme sur le sujet de la circulation et du stationnement, entre ceux qui veulent plus de voitures et les autres qui en veulent moins. Il y a des enjeux fondamentaux comme tenir la ville propre et garantir la sécurité. On essaie aussi d’embellir et de ramener de la vie. On en voit les bénéfices sur le boulevard. On verra ce que l’on est en mesure de faire sur la place Lafayette pour laquelle on a quelques idées. Quant aux animations, on ne doit pas se limiter à des gros coups ponctuels mais aussi mener des opérations plus légères et plus souvent répétées en s’appuyant sur notre très riche tissu associatif.
Quidam l’Actu : Cette politique peut-elle conduire à des résultats suffisamment rapidement pour les commerçants en activité ?
Jean-Guy Tressera : On ne peut pas retourner des situations en un claquement de doigt, surtout quand on parle de phénomènes nationaux. Certaines choses prendront du temps. Bien entendu, c’est très difficile d’attendre des commerçants qu’ils puissent faire le dos rond alors que beaucoup serrent déjà les boulons. Mais on sera à leurs côtés et on ne lâchera rien. En dépit des vents contraires, le centre-ville n’est pas un combat perdu d’avance !







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