Agen : Les grands chantiers du printemps en cœur de ville

Depuis quelques semaines, les chantiers fleurissent en centre-ville, accompagnant l'arrivée de la belle saison... Si la ville se réjouit de voir de nombreux immeubles réhabilités, certaines installations perturbent l'espace public, l’occasion pour l'adjoint Jean Pinasseau de faire le point sur cette actualité.

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Les habitants et travailleurs du centre-ville d’Agen peuvent le constater depuis la fin du mois de mars, les chantiers sont légion et perturbent parfois la circulation, qu’elle soit piétonne ou automobile. Conscient du désagrément que l’ensemble de ces travaux peuvent causer, Jean Pinasseau, adjoint au maire notamment en charge du défi économique, de l’urbanisme, de la promotion immobilière et commerciale, a tenu à informer les Agenais sur la situation. « Ces sujets méritent d’être partagés et il est important de vous tenir informés de la situation à ce stade. L’arrivée du printemps s’accompagne de nombreux chantiers en cœur de ville, avec forcément un impact sur le domaine public », explique-t-il.

Une dizaine de projets majeurs ont été recensés par la mairie. Certains sont déjà entamés, tandis que d’autres vont bientôt se mettre en place. Parmi eux, on retrouve les travaux de la résidence sénior en construction dans la rue Montesquieu, provoquant une fermeture à la circulation de la rue Paul Pons. Ils devraient s’achever à la fin 2022. Côté commerce, l’immeuble où était installé le Quartz, rue Emile-Sentini, est en plein ravalement de façade, tandis que l’établissement va prochainement s’installer non loin de là, place du Poids-de-la-Ville. Boulevard Carnot, c’est l’ancien hôtel Régina qui connaît une importante opération de rénovation intérieure et extérieure, avec l’installation d’une nouvelle grue mobilisant une partie de la chaussée et ce jusqu’à la fin octobre.

Un peu plus loin, dans le secteur du Gravier, les anciens locaux de la CCI, en chantier depuis quelques mois déjà, devraient être finalisés à la fin de l’année, pour accueillir le futur hôpital de jour de La Candélie. Une partie du parking sur la contre-allée de l’avenue de Gaulle, déjà fermée au public, sera donc inaccessible jusqu’à la fin de l’année. Pour le reste, force est de constater que ça s’active dans la création de logements et rénovation d’habitat, ce dont se réjouit la mairie, qui en a fait son cheval de bataille pour que son territoire soit encore plus attractif. « Il faut noter un véritable renouveau dans l’engagement à venir s’installer en ville. Les gens souhaitent revenir y poser leurs valises, pour différentes raisons. Il y a le cadre de vie, ou encore les surcoûts engendrés par le carburant quand on habite en périphérie qui pèsent dans la balance », assure Jean Pinasseau.

93% de l’objectif de rénovation rempli

Dans la rue de l’école Vieille, rue Saint-Amand, ou encore sur le boulevard de la République, dans l’immeuble hébergeant en rez-de-chaussée Superdry, des rénovations se poursuivent, tandis que des opérations d’ampleur vont encore bousculer la circulation un moment. Sur le boulevard Carnot, dans le bâtiment adossé à la Poste, on retrouvera prochainement des logements de belle qualité, tandis que là aussi, une grue s’est installée en plus de l’échafaudage déjà en place.

Sur la place des Laitiers, une opération de désamiantage se déroulera sur un mois à compter du 15 juin, en vue de la création de neuf logements de standing. « Dans les faits, deux immeubles qui étaient dans notre viseur pour leur réhabilitation, vont être reliés par l’intérieur, une opération à l’origine d’un investisseur », raconte l’adjoint au maire. A quelques mètres, rue Grande Horloge, une opération similaire nécessite depuis le début de la semaine une interdiction de circulation et de stationnement, en place jusqu’au 27 mai.

Chose à souligner, dans le cadre du programme OPAH-RU, pour lequel la ville d’Agen a reçu une enveloppe de subventions de l’Etat afin de participer à la réhabilitation du parc privé, 93% de l’objectif de rénovation est atteint pour la période 2019-2021. « On bouge vraiment sur ce sujet et ce dispositif nous permet de sortir de très beaux logements, qui seront conventionnés pendant six ans avant de basculer dans le marché libre. Mais il faut savoir que nous restons vigilants sur certains aspects… Notamment sur la taille des appartements livrés. Nous voulons un maximum de mixité sur l’offre proposée en centre-ville, afin de ne pas déséquilibrer les quartiers. Avec l’OPAH-RU, nous ne finançons plus de T1 et de T2 car il s’en produit déjà beaucoup, et nous avons aussi des besoins sur plus grand », tient à souligner Jean Pinasseau.

En complément, une Opération de restauration immobilière (ORI) a été mise en place sur 15 immeubles vacants et dégradés, résultat d’un travail de plusieurs années avec les propriétaires pour trouver une destination à chacun d’eux. Au cours de cette prospection, la mairie, dans sa lutte perpétuelle contre l’habitat insalubre, a engagé une procédure à l’encontre d’un marchand de sommeil, face à l’indifférence du propriétaire malgré quelques signalements. « Un peu moins d’une dizaine de logements sont concernés. C’est la première fois que nous allons si loin, mais ces pratiques sont insupportables. Nous avons été compréhensifs mais nous sommes tombés sur un entêté. »

// Des interrogations sur le stationnement des artisans

« Nous recevons régulièrement des questions de la part de la Capeb 47 concernant l’organisation des ouvriers qui viennent sur les chantiers. Il est donc bon de rappeler qu’un dispositif dédié est mis en place depuis plusieurs années déjà, avec un tarif préférentiel à 2€50 par jour, s’appliquant pour le stationnement payant hors du chantier. »

// Une chute de corbeau à l’origine des travaux dans l’immeuble d’H&M

L’important dispositif mis en place devant l’immeuble abritant l’enseigne H&M depuis quelques temps déjà, interroge également. Il s’agit d’un chantier de rénovation de préservation des façades, en raison d’un corbeau tombé de la toiture fin novembre. « Cela prend du temps car nous attendons les expertises nécessaires avant de le remettre en place. Nous ne pouvons donc pas nous prononcer sur la date de retrait de l’échafaudage », explique Jean Pinasseau.

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