La navette électrique ‘Coeur d’Agen’, top départ du plan mobilités 2025

Pour accélérer sur la transition énergétique et la réduction des émissions carbone, l’Agglomération d’Agen a mis en place avec Keolis une toute nouvelle navette gratuite en centre-ville... 100% électrique. Le point de départ d’une importante stratégie sur les mobilités qui commence à se mettre en place.

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Entre deux averses, c’est sur la place des Laitiers que le rendez-vous était donné pour découvrir une nouveauté dans les moyens de transport mis à disposition des habitants et visiteurs : la toute nouvelle navette gratuite du centre-ville ‘Coeur d’Agen’, désormais 100% électrique. Le résultat d’une volonté de la municipalité pour développer les mobilités douces… Au passage, elle s’est dotée d’un tout nouveau look, pour plus de modernité. « Nous cherchons depuis quelque temps, trop récemment à mon avis, des solutions à notre niveau pour travailler sur l’écologie et la réduction des émissions de CO2. Les travaux du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) qui ont alerté sur l’urgence climatique, ont été déclencheurs », explique Pascal de Sermet, vice-président délégué aux transports et mobilités. Ces tous nouveaux véhicules, mis en place par l’Agglomération via son délégataire Keolis Agen, viennent donc répondre aux enjeux écologiques, avec une motorisation qui s’inscrit dans le Pacte vert pour l’Europe, pour réduire les émissions de gaz à eff et de serre des états membres (objectif 55% de CO2 en moins à l’horizon 2035, fi n des émissions nettes en 2050) et améliorer la qualité de l’air. A titre de comparaison, les anciennes navettes thermiques émettaient 67g de CO2 par voyageur et par kilomètre, contre 12 pour les électriques. Un tour du centre-ville permet également de se rendre compte du confort acoustique qu’elles présentent, beaucoup plus silencieuses. Les passagers comme le conducteur n’en sont que ravis. Pour assurer le roulement, deux navettes de 21 places se relaient, affi chant une autonomie de 170 kilomètres. A bord, de nouveaux services sont proposés, entre ports usb pour recharger son smartphone et nouvel affi chage des arrêts. « La tournée quotidienne représente environ 120 kilomètres, l’autonomie a été prévue pour qu’un véhicule puisse tenir la journée », appuie Véronique Le Bechec, directrice de Keolis Agen. Les trajets restent entièrement gratuits, et 13 arrêts sont desservis, correspondant aux zones les plus fréquentées, le tout en 12 minutes top chrono. Une large amplitude horaire est assurée, entre 7h30 et 19h10 en semaine, et à partir de 8h30 le samedi. Un service très apprécié par les habitants. « Je vis à Jasmin, et je me rends à la préfecture. La navette m’évite de marcher sous la pluie », explique une passagère, tandis qu’au Gravier, deux dames montent à bord pour se rendre à leur rendez-vous en cœur de ville. « Les parkings étant payants, nous nous garons ici. Ce dispositif est formidable, bravo à vous pour cette belle organisation », souligne l’une d’elles aux élus présents et à la direction de Keolis. Au total chaque année, on recense entre 55 000 et 60 000 utilisateurs.

2 navettes 100 % électriques et gratuites
13 arrêts desservis en coeur de ville
55 000 passagers par an environ

Bientôt plus de vélos

La présentation de ce nouveau service était l’occasion, pour l’Agglomération de parler de l’avenir, avec le plan mobilités 2025 qui commence à se mettre en place. « Cette navette aurait d’ailleurs pu rouler au bio GNV… mais c’est un peu tôt ! », lance Pascal De Sermet. Et pour cause, l’intercommunalité travaille depuis un petit moment sur la réalisation de stations pour produire ce gaz naturel. Quelques initiatives ont déjà émergé sur le département, qui est le client parfait avec un grand nombre de terres agricoles. Et l’histoire va s’accélérer rapidement. « Nous allons présenter un important projet qui prendrait place du côté du marché aux bestiaux de Boé, qui permettra d’alimenter les véhicules de collecte des déchets, les transporteurs à proximité comme Satar, mais aussi les véhicules légers, dévoile Pascal de Sermet. Le Lot-et-Garonne a suffisamment de production agricole pour être autonome dans sa consommation de gaz, si nous bénéficions du nombre de méthaniseurs nécessaires. » A venir, peut-être, des bus de ville roulant au bio GNV ? En tout cas, Keolis est de son côté prêt à le déployer. « Nous sommes très engagés sur le sujet. C’est un long parcours mais nous avons aujourd’hui des flottes entières alimentées par le gaz naturel », souligne le directeur régional Jean-Marc Vermaut. Pour exemple, l’entreprise a déjà mis en place des autocars interurbains bio GNV en Auvergne-Rhône-Alpes. Avant d’en arriver là, l’Agglomération d’Agen continue de développer les mobilités douces avec la mise en place dès le 6 mai prochain de nouvelles stations de vélos en libre-service, 16 au total, et l’arrivée de 80 deux-roues électriques supplémentaires. « Nous nous sommes aussi rendu compte que le vol est un grand frein à l’utilisation de vélos électriques. Certains en possèdent mais ne s’en servent quasiment pas pour cette raison. Pour apporter une réponse et favoriser l’utilisation de ce mode de déplacement, nous allons créer des garages à vélos sécurisés avec un procédé électronique permettant de réserver son emplacement », ajoute le vice-président. Et Jean Dionis d’ajouter : « Tout cela entre dans la stratégie de long terme pensée par la municipalité pour son centre-ville. Nous travaillons là-dessus avec Keolis à travers une délégation de continuité, et c’est un grand chantier en interne. A ce titre, toute idée est bonne à prendre pour nous accompagner dans notre réflexion sur les nouvelles mobilités. »

// Emissions de CO2
Navette électrique : 12g/voyageur/km
Navette thermique : 67g/voyageur/km

La refondu parking du Gravier, c’est pour cette année

Les utilisateurs le constatent au quotidien, le parking du Gravier a besoin d’un sérieux coup de neuf. Ce sera chose faite d’ici la fin d’année, et d’une meilleure organisation pour améliorer sa capacité. Près d’1 million d’euros de travaux vont être engagés à ce titre. « Nous allons le retoucher pour corriger les importants nids de poule, et le tracer car nous perdons en capacité actuellement, d’autant qu’il est saturé. D’ailleurs, nous n’avons pas de moyen de l’agrandir et devrons trouver une solution à moyen terme pour répondre aux besoins. »

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