Une feuille de route pour le tourisme en villeneuvois

L’Office de tourisme du Grand Villeneuvois a mandaté le cabinet Mission Tourisme pour établir un plan d’action sur trois ans, et amorcer une véritable stratégie de développement touristique du territoire.

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Désireux de renforcer son travail sur la notion de marketing territorial, l’Office de tourisme du Grand Villeneuvois (OTGV) planche actuellement sur une stratégie en trois ans, pour le développement touristique du territoire. « Après proposition aux élus d’établir une feuille de route, le choix a été fait de mandater le cabinet Mission Tourisme, basé dans l’Hérault, pour travailler sur ces problématiques, explique Christine Slawinski, directrice de l’OTGV. Nous venons d’achever la première étape du diagnostic qui a consisté à interroger les acteurs touristiques, des raconteurs de pays ou encore des chefs d’entreprise. Il est aussi important de voir quelles passerelles nous pouvons faire entre le monde de l’entreprise et celui du tourisme. » Trois ateliers ont ainsi été réalisés et le cabinet va rendre ses premières conclusions aux élus dans les semaines qui viennent. Pour David Coste, responsable de Mission Tourisme, cela fut avant tout une grande découverte. « J’avais du mal à définir ce qu’était le Lot-et-Garonne et ce qui nous a surpris, c’est que tout le monde est conscient de cette difficulté. On a identifié que le territoire a peu notion de sa richesse mais quand on creuse un peu, on voit tout ce qu’il y a. Le territoire est riche de son patrimoine, sa culture, son histoire et sa nature. »

« Un territoire qui n’est pas prétentieux »

De quoi donner du baume au cœur et motiver les professionnels du tourisme à continuer de se battre pour leur territoire, vis-à-vis d’autres secteurs plus touristiques comme le Périgord et le Gers voisins ou même la côte Atlantique. « L’une des grandes questions, c’est de savoir si l’on veut vraiment rattraper ces territoires, se questionne le professionnel du tourisme. Je n’en suis pas forcément certain. Nous sommes sur un territoire qui n’est pas prétentieux et nous n’avons pas de spot de tourisme de masse. L’idée serait alors de faire plus de la qualité que de la quantité. On fait déjà du slow tourisme sans le savoir. Maintenant, il faut le marketer. » Le Grand Villeneuvois ne travaillera pas tout seul sur ces éléments. « Il est important de travailler au-delà de la CAGV, rappelait Christine Slawinski. Il faut prendre en compte Fumel, Lot et Tolzac ou encore les Coteaux de Prayssas. On considère que notre offre touristique n’est pas suffisante si on ne regarde que notre territoire. » Reste à savoir comment « sublimer l’existant » ? David Coste a des éléments de réponse. « Il faut proposer des activités linéaires car les territoires avec de fortes périodes souffrent durant les creux. Nous avons un effort à faire pour chercher à attirer une clientèle proche, venant par exemple des grandes villes et qui voudraient se mettre au vert le temps d’un week-end. » Une fois ses préconisations rendues, le cabinet Mission Tourisme pourra décliner un plan d’action pour les années 2023, 2024 et 2025.

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