Mobilisation pour l’attractivité de la future gare LGV

Le Club Gare TGV d’Agen – Porte de la Gascogne a vu le jour sous l’impulsion d’élus et chefs d’entreprise lot-et-garonnais et gersois. L’objectif de l’association : contribuer à l’attractivité de la future gare LGV pour que le train s’y arrête le plus possible.

0 Shares

Depuis bientôt 30 ans qu’il travaille sur le sujet, Henri Tandonnet connait le grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) sur le bout des doigts. Le maire de Moirax et vice-président de l’agglomération d’Agen fait partie de ceux qui préparent, depuis les années 1990, l’arrivée de la LGV en Lot-et-Garonne et d’une gare TGV dans l’Agenais. Le plan de financement acté en mars dernier, et l’ancien Premier ministre Jean Castex ayant annoncé un début des travaux espéré fin 2023 ou 2024, ce projet structurant devient une réalité. Source de nombreux débats, il va marquer la décennie qui vient. Un temps menacée par le refus du Département de Lot-et-Garonne d’ajouter un financement supplémentaire au projet, la gare TGV d’Agen verra bel et bien le jour sur la commune de SainteColombe-en-Bruilhois, à quelques pas du nouvel échangeur autoroutier qui devrait ouvrir à la circulation d’ici la fi n d’année. Il reste pourtant une inconnue, le nombre de dessertes quotidiennes. C’est la demande qui déterminera l’off re et c’est l’un des enjeux fixés par le Club Gare TGV d’Agen – Porte de la Gascogne. Lancée par des élus et des entrepreneurs lot-et-garonnais et gersois, l’association veut justement travailler à l’attractivité du futur pôle ferroviaire. « Nous avons fait un bon travail de préparation, rappelle Henri Tandonnet. Cette future gare s’inscrit dans un schéma de développement économique en lien avec la Technopole, le barreau de Camélat et l’échangeur autoroutier Agen-Ouest. Nous avons dix ans devant nous pour la rendre la plus accessible possible, moderne et conviviale avec un maximum de services à disposition des voyageurs. Nous devons avoir la clientèle la plus large possible grâce à une gare connectée. C’est ce qui nous permettra d’avoir le plus d’arrêts. »

Un nouveau pont sur la Garonne

L’objectif affiché : attirer 250 000 à 300 000 voyageurs par an. « C’est une gare qui va énormément apporter à nos territoires et le Gers est plus que concerné, soutient Raymond Vall, président de l’association et ancien sénateur gersois. Cette LGV représente un espoir immense pour le pays d’Armagnac et la porte de Gascogne, dont les habitants sont totalement enclavés. Condom, la deuxième ville du Gers, ne sera qu’à 22 km de cette nouvelle gare. Il faut également penser à certains usagers venant des Landes, de Dordogne, du Lot ou même de Tarn-et-Garonne qui pourraient venir à Agen pour rejoindre Paris. Il y a un potentiel qu’il faut convaincre. Et il faudra tenir compte de leurs problématiques d’accès. » L’ancien élu pense principalement aux lignes ferroviaires régionales, Agen-Auch en tête. « On pourra y faire circuler du TER et du fret. Notre club servira aussi à aider ceux qui veulent réhabiliter le transport de marchandises. La ligne Le Port-Condom-Riscle voudrait revivre, par exemple. » La liaison avec l’actuelle gare d’Agen sera déterminante. Grâce à un barreau sur la Garonne, voisin de Camélat rejoindra la ligne existante, et verra très vite le jour pour que SNCF Réseaux approvisionne le chantier. Une base de travaux de 60 hectares fera face à la future gare. L’Agglo espère récupérer les lieux une fois la LGV ouverte afin de poursuivre l’extension de la Technopole. Par ailleurs, 16 hectares sont déjà en possession de la collectivité, à proximité immédiate de la gare. « Nous sommes déjà propriétaires de ces terrains, précise Henri Tandonnet. J’en avais fait l’acquisition quand j’étais président de la Communauté de communes de Laplume. Il faut maintenant se demander qu’est-ce qu’on y installer ? On peut imaginer des informations touristiques, un point vélo et bien d’autres services. » Toutes les bonnes volontés sont ainsi les bienvenues pour réfléchir aux contours de cette future gare LGV qui transformera radicalement la rive gauche de Garonne en Agenais.

Renseignements //
Pour rejoindre l’association Club Gare TGV d’Agen,
Porte de la Gascogne et connaître les tarifs d’adhésion : 06 47 92 37 68 – 06 81 74 32 51

One Comment

  1. sentilhes Reply

    Il est aberrant que des décideurs politiques de 70 ans, continuent de promouvoir des projets depuis 30 ans, sans s’apercevoir qu’ils sont devenu obsolètes. Même le CESER Aquitaine tout en nuance met en avant l’antagonisme « développement » et environnement. en bref pour faire plaisir à 50000 personnes, on va sacrifier 5000 hectares. et perdre la biodiversité qui va avec. et les paysans qui ne pourrons plus nous nourrir. il faut faire barrage.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

39 + = 42